by afalk

Afghanistan

mai 20, 2009 in Asie centrale by afalk

 

 

Afghanistan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Afghanistan

  

 


Amanda Falk

 

 

MPC+1

 

 

 


 

 

 

Table des matières

 

1) Approvisionnement énergétique (gaz et pétrole)                           page 3

 

 

 

 

2) Politique et militaire                                                                           page 4

Alliance militaire terrorisme

 

 

 

 

 

3) Transport chemin de fer                                                                     page 5

 

 

 

 

 

4) Culture, nationalité, langues, religions                                             pages 5-6

 

 

 

 

 

5) Ecologie, eau                                                                                      pages 6-7

 

 

 

 

 

6) OMC, banque mondiale, commerce                                                page 7

 

 

 

 

 

Sources                                                                                                    page 8


1) Approvisionnement énergétique (gaz et pétrole)

 

 

1) PRINCIPALES RESSOURCES NATURELLES :

- Pavot
- Raisin
- Blé
- Millet
- Maïs

- Moutons

- Charbon
- Cuivre
- Gaz naturel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AUTRES RESSOURCES & PRODUITS (rang mondial 2003) :

- Opium (1)

 

 

L’Afghanistan est un pays riche en pétrole et en gaz.

 

 

Projet d’un nouveau couloir énergétique nommé TAPI

 

Ce projet concerne le Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde, il transportera environ 33 milliards de mètre cubes de gaz naturel par année sur 1′680 km.

Ce projet peut être bénéfique pour l’Afghanistan, car le pays touchera un pourcentage de la production de l’Inde et le Pakistan.

La construction est envisagée pour 2010 et à fournir du gaz d’ici 2015. La banque asiatique de développement finance le projet. D’autre part ce projet de pipeline est prometteur pour le développement économique et la coopération dans la région. Cependant les conflits en Afghanistan ne cesse de retarder la construction. De ce fait les retards ont fait doubler les coûts.

 

Ce projet a pour but premier de diminuer la dépendance envers la Russie, qu’on les pays attachés à L’URSS, car ce pays est le principale canal énergétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2) Politique et militaire

 

 

Certains disent que la guerre a commencé à cause des ressources de pétrole et de gaz que possèdent l’Afghanistan. Des qui pensent que cela est du à cause du 11 septembre 2001.

Cependant les USA avaient entrepris de s’en prendre aux Talibans rendant ainsi le gouvernement de Kaboul complaisant à son égard. Pour pouvoir admettre une présence militaire dans ce pays. Du coup les attentats du 11 septembre un donné plus facilement des ailes au projet, en savant que le peuple sera d’accord vu la situation. Dans ce thème on y trouvera plusieurs sous sujets pour mieux comprendre.

 

Qu’est ce que l’Alliance du nord ?

 

L’Alliance du nord  était un groupe armé musulman, opposé au régime des Talibans lorsqu’ils ont pris le pourvoir de l’Afghanistan. Actuellement l’Alliance est un regroupement de plusieurs armées qui se sont battus pendant plusieurs années pour pouvoir avoir le pouvoir de l ‘Afghanistan.

 

Dès le 11 septembre, les Etats-Unies ont accusés Oussama Ben Laden et le mouvement terroriste Al-Quaïda comme responsable des faits. Avec le soutien des autorités talibanes,  les USA déclenchent une nouvelle guerre en Afghanistan. Ils ont aussi eu l’aide des forces terrestres de l’Alliance du nord. Encore une fois les USA, ont décidé de soutenir militairement l ‘Alliance pour faire renverser les Talibans qui avaient pris le pouvoir en 1996. De ce fait l’Alliance du nord a pu prendre le contrôle total du pays jusqu’à fin 2001 début 2002. Hamid Karzaï devient alors le nouveau président de l’Afghanistan.

 

Le but de cette mission militaire est bien entendu de débusquer les membres Al-Quaïda. Tel que de mettre des anti-talibans au pouvoir, pour améliorer la situation du pays.

 

Quel est le rôle de l’OTAN en Afghanistan ?

 

Il est là pour les aider à instaurer une stabilité et une gestion efficace des affaires, tout cela avec les soins de la FIAS (force internationale d’assistance à la sécurité) qui eux son sous mandat de l’ONU. Ils ont envoyé presque 50′000 hommes de 42 pays différent pour permettre au pays de retrouver un climat de paix et de faire cesser les guerres qui sont présentes depuis longtemps.

 

Le président des Etats-Unies ?

 

Devant les violences en Afghanistan et la progression des talibans au Pakistan, Barak Obama ordonne une nouvelle stratégie, faire coopérer les deux pays (Afghanistan et le Pakistan), malgré les relations difficiles. C’est la première fois depuis sa prise du pourvoir que Barak Obama a réuni , les présidents afghan Hamid Karzaï et le pakistanais Asif Ali Zardari. Le président affirme qu’il a été entendu.

En espérant que cela pourra faire changer le cours des choses dans ces pays là.

 


3. Les transports

 

 

Ce pays a au total 24.6 km de voies ferrés ainsi que 21′000 km de route donc 2′793 km goudronnées et 18′207 km non goudronnées (1998).

 

Cependant l’Afghanistan n’a pas de moyen de communication direct et rapide avec l’Asie Centrale. Ceci car ce pays n’est pas reconnu pour être une région stable et il n’est pas situé en bord de mer.

 

Comme présenter sous la rubrique culture, ce pays à toujours été un point de passage.

 

4. Culture, nationalité, langues, religions

 

 

La culture afghane est très riche, grâce à la situation géographique de ce pays, aussi appelé le carrefour de rencontre de grandes civilisations notamment celles  de perse, turque, russe, arabe, chinoise, hindoue, bouddhique, grecque, musulmane et tant d’autres. C’est ainsi que le pays a vu son sol dominer par ces multitudes de personnes.

 

Afghanistan signifie « pays des Afghans ». Qui sont ces Afghans ? Sur les plans étymologique et historique, et parmi toutes les ethnies afghanes, seul l’ethnie pachtoune est considérée comme des afghans. Si on observe les frontières on constate que l’ethnie pachtoune en divisé en deux, l’une d’entre elle est au Pakistan et l’autre est bien évidemment en Afghanistan. On trouve par ailleurs des ethnies d’origine turque comme ouzbek, turkmène et hazara et pleins d’autres. Cette différence s’explique de plusieurs façons, d’une part les frontières afghanes ont été tracées artificiellement à une époque récente. De ce fait ce n’est qu’en 1847 qu’est reconnu le premier état afghan. Plusieurs peuples dont les ethnies qui se partageaient entre différents pays ont été ainsi regroupés sur un seul territoire et ils ont dû opter une identité commune. Tous ces peuples s’épanouissent à travers leurs activités qui leur sont propres, malgré cela ils doivent encore continuer à accepter les différences. Mais ce problème a pris de l’ampleur dans les divergences de styles régionaux populaire notamment dans la musique populaire qui a du être accepté par ces nouveaux afghans car la musique prend une place importante dans leur vécu. 

 

L’Afghanistan officiellement appelé Emirat islamique d’Afghanistan. Le pashtou et le dari (persan) sont, en principe, les deux langues officielles de l’Afghanistan.

 

Cependant avec ce tableau on peut compter autant de langues que d’éthnies.

 

Ethnie

Nombre approximatif

Langue

Région

Pashtouns

7 000 000

pachtoune

Sud et Sud-Est; Kaboul
Tadjiks

3 500 000

dari

Nord et Nord-Est; Kaboul
Hazaras

1 500 000

hazara

Centre (Hazarajat) et Kaboul
Ouzbeks

1 300 000

ouzbek

Nord
Farsiwan/Herati

600 000

herati

Ouest et Sud
Aïmaks

480 000

aimak

Ouest
Turkmènes

300 000

turkmène

Nord
Brahuis

200 000

brahui

Sud-Ouest
Baloutches

100 000

baloutchi

Ouest et Nord-Ouest
Nuristanis

100 000

langues nuristanies

Est

 

Du point de vue religieux, les républiques islamiques sont en majorité des musulmans. On trouve 84% de musulmans sunnites. Sunnites vient du sunnisme qui est le courant religieux majoritaire de l’islam.

 

Il y a aussi les musulmans chiites qui eux constitue l’une des trois principales branches de l’islam avec le sunnisme et le kharidjisme; il regroupe environ 15 % des musulmans. Dont les Hazaras au centre du pays. Les autres religions correspondent à 1%.

 

 

5) L’eau est l’écologie

 

 

Le pays possède un nombre considérable de fleuve. Le Piandj également appelé Pyandj ou Panj. C’est l’une des branches –mères de l’Amou-Daria, qui passe par le delta avant de se jeter au sud de la mer d’Aral.  Cette rivière est à la frontière entre l’Afghanistan et le Tadjikistan, elle fait 1′125 km de long. C’est un des cours d’eau le plus importants d’Asie centrale.

 

Cependant depuis les années 1960, on peut constater l’assèchement et le rétrécissement de la mer d’Aral. On dit même que c’est la plus grande catastrophe écologique du XXème siècle. La mer baisse de niveau de 20 à 60 cm par an. Elle a perdu 50% de sa surface depuis 1960, ainsi que 14 mètres de profondeur, ce qui a tué toute forme de vie.

 

Les spécialistes on trouvé des quantités gigantesques de pesticides et d’insecticides, qui ont été transportés dans les deux fleuves notamment dans le Piandj et qui se sont déposés au fond du bassin de l’Aral. Son eau a aussi triplé au niveau du taux de salinité. Tous ces problèmes ont causé des conséquences graves, d’une part en provoquant un taux de mortalité le plus élevé du monde, du à l’évaporation de l’eau, dans l’air libre

 

Le fait que le bassin est continuellement en baisse de niveau, cela pourrai provoquer le manque d’eau dans le fleuve, ce qui va donner une insuffisance d’eau pour les cultures qui en dépendent.

Il n’existe plus de pêche, du a la suppression de nombreuses espèces à cause de l’assèchement de la mer. En outre, il y a moins de poissons qui se trouve dans les fleuves, donc il y a moins de nourriture pour les pays qui entourent le Piandj.

 

Depuis 2006 le gouvernement afghan a mis en place un cadre législatif sur les ressources naturelles et environnement pour protéger la faune, la flore, l’eau, l’air dans le pays. L’Afghanistan a travaillé en collaboration avec le PNU (programme des Nations Unies pour l’environnement) sur la mise en point de la loi. Pour pouvoir mener à bien le projet, celui-ci est financé par la Commission européenne, le Fonds pour l’environnement mondial. En supposant que ce pays n’a pas suffisamment de revenu.

 

 

6) OMC, Banque mondiale

 

 

La Banque mondiale va mettre en place un programme qui vise à créer 10 emplois pour les anciens combattants dans huit états du pays. Pour le désarmement et la stabilité de l’Afghanistan et de relancer la croissance économique. La Banque doté d’un budget de 19,6 millions de dollars.

Ainsi une partie de la population sera à nouveau dans la vie civile

Ce projet fut déjà lancé en 2003, mais n’a pas fonctionné, le nombre de personnes qui ont retrouvé une vie civile était plus bas que la Banque mondiale espérait.

 

Après l’effondrement du gouvernement des Talibans en 2001, l’Afghanistan s’est ouvert au commerce international. En 2004, le président Hamid Karzaï a déclaré son pays favorable aux affaires.

 

Les principaux partenaires commerciaux du pays sont l’Inde, le Pakistan et les Etats-Unis.

 

Indicateurs du commerce extérieur

2003

2004

2005

Exportations des biens et services (croissance annuelle en %)

31

-26

21

Importations de biens et services (croissance annuelle en %)

-59

-3

31

Commerce extérieur (en % du PIB)

82

67

77

Exportations des biens et services (en % du PIB)

71

56

63

Importations de biens et services (en % du PIB)

11

11

14

 

Source : Banque mondiale – World Development Indicators

L’Afghanistan est devenu observateur de l’Organisation Mondiale du Commerce en décembre 2004 et a annoncé son intention d’achever le processus d’adhésion au cours des cinq prochaines années.


Sources

 

 

Site sur les transports

 

http://www.studentsoftheworld.info/infopays/wfb_fr.php3?CODEPAYS=AFG

 

Les pipelines gaz et pétrole

 

http://www.teheran.ir/spip.php?article892

 

 

La culture

http://www.voix-oranie.com/archives/article_id_11048.html

http://www.bassirat.net/-Culture,9,9-.html

http://golshane.free.fr/cultureafghane.htm

 

 

Le pays en général

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/afghanistan.htm

 

 

La religion

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charia

 

 

Politique

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Afghanistan

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-05-07/lutte-contre-les-talibans-les-leaders-afghan-et-pakistanais-s-engagent/924/0/341259

 

 

Guerres

 

http://www.c-e-a-h.be/doc/index.php?2009/01/05/46-edito-aepgn-bult-n-61-decembre-2008

http://sos-crise-over-blog.com/article-29524486.html

 

 

Écologie

http://www.diploweb.com/asie/allouche1.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Piandj

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_d%27aral

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=11646&Cr=afghanistan&Cr1=PNUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

by ljan

Intervention de l’Union Européenne en Asie Centrale

mai 20, 2009 in Asie centrale by ljan

1.     Brève présentation de l’Union Européenne

Données importantes

 

 

L’Union Européenne fut fondée le 7 février 1992 suite à la signature du traité de Maastricht. Souvent définie par son abréviation d’UE, elle est à considérer comme une organisation intergouvernementale (se dit de divers gouvernements associés dans une réciprocité des enjeux) ainsi que supranationale (une politique définie au delà des nations, donc au dessus).

Le traité de Maastricht fut visé par un ensemble constitué des Etats membres de la Communauté Economique Européenne (CEE, à savoir l’Italie, Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas, Irlande, Danemark, Royaume-Uni, Grèce, Portugal, Espagne et Luxembourg). Il fut par la suite modifié par les traités d’Amsterdam et de Nice, qui introduisirent de nouvelles dispositions.

L’union douanière qu’elle a instaurée lui garantit une politique commerciale commune, ce qui implique une mise en commun des tarifs, un libre échange des marchandises (suppression des douanes) ainsi qu’une redistribution des recettes en général. La monnaie, quant à elle, n’a pas échappé à la règle, puisqu’en 2002, l’Euro fit son apparition, circulant dans une zone prédéfinie baptisée sobrement « zone Euro ». Parmi les 27 Etats membres (voir ci-dessous), une majorité de 16 pays utilisent l’Euro.

 

L’Union Européenne actuelle se compose de 27 Etats. Dans l’ordre alphabétique, nous y trouvons les pays (et principautés) suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg,  Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède. Quatre pays sont en cours de négociations pour une hypothétique adhésion (Albanie, Croatie, Macédoine et Turquie). Bien que géographiquement placée au centre même de l’Europe, la Suisse, quant à elle, continue de « résister encore et toujours à l’envahisseur » en refusant catégoriquement toute entrée dans l’UE.

 

Les statistiques attestent que L’UE, en 2007, représentait 30.85% du Produit Intérieur Brut mondial, c’est à dire, en dollars, la somme impressionnante de 16’835 milliards. Partant de ces chiffres quelque peu vertigineux, on peut en conclure que l’Union Européenne demeure la première puissance économique du monde actuel.

 

 

 

 

 

2. L’Union Européenne vis-à-vis de l’Asie Centrale

Les divers enjeux de l’entente commune

 

 

L’Asie Centrale, sous-région d’Asie, possède un territoire qui s’étend entre l’Est de la Mer Caspienne et l’Ouest de la Chine continentale. En plus de l’Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Turkménistan, nous pouvons, par extension de frontières, y ajouter au sens large l’Afghanistan, la province de Xinjiang, la Mongolie, le Tibet, le Kazakhstan, ainsi que, partiellement, le Pakistan et l’Iran. Au vu de l’importance mondiale croissante de l’Union Européenne, il est intéressant de se pencher sur les rapports que l’Asie Centrale  entretient avec celle-ci.

 

Les rapports commerciaux en général

 

Première constatation : les rapports entre l’UE et l’Asie Centrale semblent très peu conséquents, vis-à-vis de n’importe quel autre rapport commercial que l’Union Européenne entretient avec le reste du monde. Sans cesse en construction, les échanges n’ont pourtant guère évolué, et ce même si l’on compare la situation actuelle à celle d’il y a de cela une vingtaine d’années. En effet, une grande méconnaissance de la région centrasiatique encourageait, malgré elle, une mise à l’écart de celle-ci. Pour exemple, prenons en considération que la part totale des importations de l’UE en provenance d’Asie Centrale représentait, en 2005, un dérisoire 0.1%, en faisant abstraction du Kazakhstan (qui est, je le rappelle, à considérer comme secondaire sur une carte géographique de l’Asie Centrale). En effet, si tout autre pays centrasiatique ne connaît pas une situation si favorable, on constate que les intérêts pour les importations d’énergie, entre autres, en provenance du Kazakhstan connaissent un essor considérable puisque, la même année, l’augmentation se situait aux alentours de 45% en regard des importations kazakhes totales, ce qui constituait un très net progrès.

Ainsi, si du point de vue de l’UE tout est encore à construire, les pays centrasiatiques pourraient en revanche considérer l’UE comme la principale source commerciale, ce qu’elle est en effet pour le Kazakhstan et le Tadjikistan. Elle arrive en outre en seconde position pour l’Ouzbékistan ainsi que pour le Turkménistan.

Il est important de souligner que le Kazakhstan se place dans une situation « légèrement » plus confortable, dans le contexte import-export, que les autres pays centrasiatiques. En effet, celui-ci fournissait en 2006, à lui seul, 7.8% des importations totales pour les 27 Etats de l’Union Européenne, ne laissant que de maigres consolations à l’Ouzbékistan (0.6%), au Turkménistan (0.3%), au Tadjikistan (0.1%) et au Kirghizistan (0.1% également).

Pour les exportations, si l’on prend en compte les statistiques chiffrées pour les cinq pays centrasiatiques principaux uniquement, on remarque qu’en 2006, les exportations totales des 27 pays de l’UE s’élevaient à 5.9% vers les pays centrasiatiques, soit environ 12 fois moins que pour la Russie. Le Kazakhstan est à nouveau en tête des pays de l’Asie Centrale avec 4.7% des exportations totales de l’UE vers cette région, ce qui représente 5′000 millions d’Euros. Loin derrière avec respectivement 0.6, 0.3, 0.2 et 0.1%, l’Ouzbékistan, le Turkménistan, le Kirghizistan et le Tadjikistan restent, une fois de plus, minoritaires.

Les marchandises exportées par l’UE sont essentiellement composées de véhicules routiers, de machines industrielles ainsi que de sucre. Plus imposante, en revanche, est l’importance des hydrocarbures (terme désignant en premier lieu un composé organique contenant des atomes de carbone et d’hydrogène, qui possède également un double sens désignant le pétrole ainsi que le gaz naturel) dans le domaine de l’import/export.

 

Les matières premières telles que le pétrole constituent la principale source d’exportations pour les pays d’Asie Centrale. Il est pourtant très difficile pour cette dernière de s’imposer face à la Russie dans les relations commerciales, cette dernière captant 6% des exportations de l’UE et, plus frappant encore, 10% de ses importations.

On peut également s’interroger sur les problèmes d’évacuation de ces matières en partance d’Asie Centrale. En effet, cette région étant commercialement tournée de manière exclusive vers la Russie, ce pour des raisons géographiques évidentes, il est parfois fort compliqué de trouver certains arrangements. Exemple à évoquer : les suites du désenclavement provoqué par l’effondrement, en 1991, de l’Union Soviétique. L’Asie Centrale, désemparée, fut « splittée » entre ses anciens accords conclus avec l’ex-URSS et les nouveaux arrangements avec la future Union Européenne, une année plus tard.

 

Soutien politique et culturel

 

Hormis une certaine collaboration économique entre l’Union Européenne et l’Asie Centrale, aussi infime voire négligeable soit-elle aux yeux de la première citée, certaines démarches non insignifiantes afin d’apporter un certain soutien, tant au niveau politique que culturel, à l’Asie Centrale ont bien souvent été étudiées, voire mises en œuvre.

En effet, récemment, l’Union Européenne a envisagé une approche plus cohérente de ses pays membres envers les cinq pays principaux de cette région, après s’être rendu compte de son importance stratégique. En effet, géographiquement parlant, l’Asie Centrale est placée de telle manière qu’elle s’impose comme un point de rattachement entre l’Asie et l’Europe. Il serait donc bien malvenu qu’éclatent certains conflits. C’est pour cette raison que l’Union Européenne a pu, en réalisant ce qu’elle a appelé la « Stratégie pour un nouveau partenariat avec l’Asie Centrale », créer des liens, dans un esprit basé avant tout sur l’aide au développement. L’Union Européenne a donc tout à gagner en favorisant l’Asie Centrale et c’est en coopérant dans un but démocratique qu’elle pourra également percevoir des contreparties non négligeables.

 

Les différents niveaux d’interventions proposés peuvent être relevés et expliqués.

 

Soutien politique/économique

 

-          Sécurité et stabilité  - une mauvaise situation économique ou politique en Asie Centrale aurait un impact, de près ou de loin, sur l’Union Européenne.

-          Criminalité organisée – les trafics divers et le terrorisme, entre autres, font partie des fléaux qui justifient des interventions européennes, de manière à éviter, par exemple, une expansion.

-         Droits de la femme, droits de l’homme : même enseigne  - une mise en place calculée d’un nouvel ordre, d’une nouvelle vision politique, ne peut être applicable que si les droits élémentaires, le respect de l’être humain en général, est respecté. L’homme est la femme devraient par conséquent se trouver logiquement sur un pied d’égalité total. Les mesures seraient essentiellement préventives.

-         Education, jeunesse – l’avenir de l’Asie Centrale, et par extension celui de la planète entière, reposera sur sa jeunesse. L’éducation est primordiale. Une initiative destinée à améliorer les systèmes éducatifs est en cours de production. Tout comme pour le niveau précédent, des mesures de préventions pourraient être mises en place, ce afin d’empêcher une mise à l’écart de la jeunesse, dont le potentiel est réel.

-         Economie – dans le registre économique, l’UE pourrait attendre une hypothétique adhésion des Etats centrasiatiques à l’Organisation Mondiale du Commerce ainsi qu’une suppression totale des barrières douanières, certainement en vue d’une amélioration des contacts à la fois commerciaux et socioculturels.

-         Croyances, religions – tolérance et paix constituent des facteurs essentiels à ne pas prendre à la légère pour le peuple d’Asie Centrale. Dans une optique de mesures nouvelles, il s’agirait donc d’adapter ce besoin dans le cas d’un changement démocratique important. L’erreur serait d’omettre que le patrimoine religieux centrasiatique est relativement important, compte tenu de son histoire et de sa place dans la société. Le dialogue interculturel devrait donc être renforcé.

 

Soutien environnemental

-         Energie – les échanges en matière d’énergie, en particulier les transports de gaz, ne sont pas négligeables. Ce dernier, abondamment transporté, transite par l’Asie Centrale. De ce fait, en plus de devoir en décharger sur place pour consommation du peuple centrasiatique, doit être par la suite déplacé vers les pays de l’Union Européenne, entraînant ainsi une nécessaire collaboration.

-         Eau – la distribution hydroélectrique demeure une entité économique essentielle pour établir un certain équilibre. De ce fait, un libre accès aux ressources pour l’ensemble des pays centrasiatiques est à considérer comme étant une priorité. Cela rejoint le point économique soulevé un peu plus haut (suppression totale des barrières douanières).

-         Protection de l’environnement – des mesures de protection environnementale seront également discutées (lacs, forêts et air, notamment).

En conclusion, aux yeux de l’Union Européenne, chaque problème à résoudre est un atout supplémentaire à abattre pour de meilleures collaborations et, donc logiquement, un certain profit à en tirer. On peut dès lors établir des liens de causalité évidents, en particulier au niveau de la gestion des frontières. Cette dernière faciliterait considérablement tout transport de marchandises en Asie Centrale et donc, inexorablement, le niveau européen s’en retrouvera bénéficiaire. Après tout, il ne s’agit pas tant d’aide humanitaire que de logique commerciale et de recherche de profits, et ce malgré de « nobles » intentions. La nature humaine est en grande partie basée sur le profit que l’on pourrait tirer de telle ou telle situation, et si l’Union Européenne s’intéresse de plus près chaque jour à l’Asie Centrale, à ses enjeux politiques, culturels et environnementaux, c’est simplement dans vision globalement économique. En tant que première puissance économique mondiale, il s’agit de créer un maximum de liens et de souder une multitude de liens économiques, ce dans une optique purement préventive en cas, par exemple, de crise à l’échelle mondiale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

 

Sources Internet utilisées

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Asie_centrale

 

http://www.consilium.europa.eu/ueDocs/cms_Data/docs/pressdata/FR/articles/96598.pdf

 

http://www.alterinfo.net/Petrole,-gaz,-Union-europeenne,-Afrique,-Asie,-Gazprom-un-cocktail-explosif_a18780.html

 

http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/_BULL_84_CEPES.pdf

 

http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=CPE_065_0017

 

http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=836

 

http://www.irenees.net/fr/fiches/allocutiondouverture/fiche-allocutiondouverture-1.html

 

http://www.diploweb.com/forum/asiecentr06102.htm

 

 

 

 

by nandrey

Etats-Unis

mai 15, 2009 in Asie centrale, Etats-Unis by nandrey

Nathalie Andrey

MPC+1

Jeu de rôle sur la géopolitique de l’Asie centrale

Tables des matières

1) Présentation du pays

  • Démographie
  • Religion
  • Culture
  • Un pays toujours aussi important depuis la fin de la Guerre Froide (1991-2009)

2) Politique et militaires

  • Relations étrangères et militaires
  • La guerre d’Afghanistan
  • Relations entre l’Iran et les USA
  • L’OTAN

3) Approvisionnement énergétique

  • Gaz et pétrole
  • La guerre du pétrole
  • La « crise de l’énergie »
  • La dépendance externe

4) Articles d’internet

  • Afghanistan: Karzaï se tourne vers la Russie
  • Russie et USA discutent désarmement

5) Glossaire

6) Sources

Présentation du pays

Les Etats-Unis sont une union de cinquante états. C’est une République fédérale et le président actuel est Barack Obama. La capitale fédérale est Washington.

Ce pays compte en 2008 plus de 302 millions d’habitants et constitue le troisième pays le plus peuplé du monde après la Chine et l’Inde. La superficie des Etats-Unis est de 9,4 millions de kilomètres carrés ce qui en fait le quatrième pays le plus vaste du monde derrière la Russie, le Canada et la Chine. L’immigration est très présente et la population compte parmi les plus diversifiées au monde sur le plan ethnique et culturel.

En ce qui concerne l’économie, elle est la plus importante au monde avec le PIB le plus élevé de la planète. La déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique fut proclamée le 4 juillet 1776 mais elle a été reconnue le 3 septembre 1783 suite à la guerre d’indépendance américaine.

Démographie

La population des États-Unis représente environ 4,5 % de la population mondiale. La croissance démographique annuelle est de 0,89 %[]. Son taux de natalité est de 2,05 enfants par femme[]. Le nombre d’immigrés clandestins est estimé à 12 millions de personnes, soit 4 % de la population totale. Ceci est énorme mais il faut savoir que c’est principalement des personnes du Mexique.

[]

Structure par âge :

De 0 à 14 ans : 20.8 % (31′122′974 hommes et 29′713′748 femmes)

De 15 à 64 ans : 66.9 % (97′756’380 hommes et 98′183’309 femmes)

De + de 65 ans : 12.4 % (15′078’204 hommes et 21′172’956 femmes)

La démographie des États-Unis d’Amérique peut être différente de celle des autres pays industrialisés et développés :

Tout d’abord, ils sont les premier pays d’immigration du monde. En 2005, le 12.4 % de la population sont des habitants étant nés à l’étranger. La natalité, contrairement à ce que l’on pourrait croire, est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.

Religion

L’Amérique est un pays officiellement laïc.

Depuis la fin du 18ème siècle, la religion est officiellement séparée de l’État. Une enquête menée aux États-Unis en 2007 montre que 8 % des Américains sont athées, soit 24 millions d’Américains, et cela d’après un sondage réalisé auprès de 35’000 personnes entre mai et août 2007. Il indique aussi que les Américains doutant de l’existence de Dieu, agnostiques, constituent 21 % de la population.[]

La Culture

La culture américaine a une base anglo-saxonne, ceci s’explique par les origines historiques du pays. Cependant, il y a dans ce pays une très grande quantité d’apports d’autres cultures telles que l’héritage indien qui se lit dans certains mots, l’influence hispanique qui est très forte. Ceci est évidemment dû à la proximité de pays dit « latin ». Les immigrants européens et les juifs ont aussi marqué la culture du pays.

Un pays toujours aussi important depuis la fin de la Guerre Froide (1991-2009)

Depuis la fin de la Guerre froide et la disparition de l’Union soviétique en 1989-1991, les États-Unis sont aujourd’hui la seule hyper puissance dans le Monde.

La présidence de Bill Clinton (1993-2001) fut marquée par les guerres en Yougoslavie et aussi par une croissance économique continue. George W. Bush (2001-2009), arrive au pouvoir. Le 11 septembre 2001, les États-Unis sont victimes d’une vague d’attentats terroristes qui font près de trois mille morts.

Washington pour répondre à cette attaque, se lance dans une “Guerre contre le terrorisme” en Afghanistan puis en Irak (guerre d’Afghanistan et guerre en Irak).

Politique et militaire

Relations étrangères et militaires

Les Etats-Unis ont une forte influence économique, politique et militaire sur le monde entier. Le pays est un membre permanent du conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil de sécurité des Nations unies est l’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies (ONU). Il a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale selon la Charte des Nations Unies et dispose pour cela de pouvoirs spécifiques tels que le maintien de la paix, l’établissement de sanctions internationales et l’intervention militaire.

En ce qui concerne les pays étudié pour la conférence, les Etats-Unis, n’entretiennent pas forcément de bons contacts avec la Russie. Cela est dû au faite qu’avec la Chine, ce sont les trois puissances mondiales et que chacun souhaite être le leader. Mais il y a aussi des faits historique (tel que la guerre froide, le traité de l’OTAN…) qui ont joué un rôle. En ce qui concerne l’Iran, les relations sont également tendues. Ceci est principalement dû à la lutte contre le terrorisme et au faite que les Etats-Unis ne veulent pas que l’Iran possède l’arme nucléaire. L’Iran est également contre l’impérialisme américain, c’est-à-dire qu’ils n’aiment pas que les États-Unis se mêlent de tout. En ce qui concerne l’Union Européenne, ils ont plus ou moins la même position que les Etats-Unis par rapport à chaque pays.

La guerre d’Afghanistan

La guerre d’Afghanistan oppose, en octobre et novembre 2001, les États-Unis, avec la contribution militaire des nations occidentales comme le Royaume-Uni, la France, le Canada…), au régime Taliban en Afghanistan. Cette guerre est en faite la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington. Le but de l’invasion est de capturer Osama Ben Laden, détruire l’organisation Al Qaïda, et renverser le régime Taliban qui soutient Al Qaïda.

Relations entre les Etats-Unis et l’Iran

Ces deux pays ont toujours entretenu des relations politiques. Jusqu’à la Seconde guerre mondiale, les relations entre l’Iran et les Etats-Unis sont restées cordiales et de nombreuses personnes politiques ont considéré les Etats-Unis comme une force pour se libérer de la domination des britanniques et des russes dans les affaires iraniennes. Mais les relations amicales entre ces deux pays allaient changer avec l’arrivée des années 1950 surtout à cause de la politique du pétrole. Avant la révolution de 1979 contre le Shah (monarque constitutionnel de l’Iran) les Etats-Unis étaient les premiers partenaires économiques et militaires de l’Iran et contribuaient alors à la modernisation de ses infrastructures et de son industrie.

Aujourd’hui, et cela depuis 2003, les Etats-Unis lâchent des drones (aéronef inhabité, piloté à distance) depuis l’Irak pour survoler l’Iran et obtenir des informations sur son programme nucléaire.

Il existe plusieurs obstacles sérieux à l’amélioration des relations entre ces deux pays. Le gouvernement décrit cinq points de politique iranienne qu’il considère inacceptable, les voici :

  • Les efforts que font les iraniens pour acquérir des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive.
  • La participation présumée de l’Iran au terrorisme international.
  • Le non-respect des droits de l’homme.
  • Les menaces supposées contre leurs voisins.
  • Le soutien supposé à une opposition violente au processus de paix au Proche-Orient.

En ce qui concerne les obstacles exposés par les iraniens, ce sont ces points :

  • Le soutien américain à des organisations terroristes anti-iraniennes.
  • Les survols illégaux d’avions dans l’espace aérien iranien depuis 2003.
  • Le non-respect des droits de l’homme.

Organisation du traité de l’Atlantique Nord

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord est une alliance créée en 1949. Les Etats-Unis sont membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est une organisation politico-militaire créée à la suite de négociations entre les signataires (la Belgique, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Royaume-Uni), les États-Unis et le Canada ainsi que 5 autres pays d’Europe occidentale ayant pour but premier d’assurer la défense et la sécurité de l’Europe face à l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale. L’OTAN a pourtant survécu à l’implosion de l’URSS, ce que la Russie n’admettait pas.

Approvisionnement énergétique

Gaz et pétrole

Aux Etats-Unis, le pétrole fait partie d’un mode de vie. Les Américains sont les plus gros consommateurs au monde. Bien qu’ils aient de grandes ressources de pétrole, cela ne suffit évidemment pas en comparaison à leur consommation. Mais les américains ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils ont et souhaite surtout dominer le monde. Pour eux, ceux qui possèdent le pétrole ont de l’influence sur le monde entier et c’est pourquoi ils recherchent le pétrole ailleurs pour conserver le leur le plus longtemps possible. Encore une fois, les Etats-Unis sont très stratégiques et impérialismes. Ils veulent contrôler le monde. Mais l’Iran est bien conscient de cela et ne compte pas se laisser faire. D’ailleurs, l’Iran à également un certain pouvoir dû au pétrole puisqu’il est le quatrième producteur au monde.

Américain veulent construire leur pipe-line en Afghanistan pour que le gaz ne passe plus par la Russie (qui est un concurrent des Etats-Unis).

La guerre du pétrole

Les tensions en Irak et au Moyen-Orient sont liées au conflit gigantesque qui se porte en réalité sur le pétrole et les ressources énergétique. Les Etats-Unis font évidemment partie de ce conflit puisqu’ils souhaitent avant tout dominer le monde et la possession de pétrole est un objectif pour atteindre leur but.

Depuis les événements du 11 septembre, les porte-parole de l’administration américaine ont relancé le discours sur la crise énergétique en le reliant à la « guerre contre le terrorisme ». Ceci a été en fait un moyen de trouver une autre « excuse » pour attaquer l’Iran.

La « crise de l’énergie »

Les États-Unis sont vulnérables sur le plan énergétique. Avec 4,6 % de la population mondiale, ce pays bouffe plus de 25 % de la consommation d’énergie totale. Bien que les États-Unis soient un très gros producteur de pétrole (le troisième au monde) et de gaz, ils doivent importer chaque jour plus de 16 % de leurs approvisionnements en pétrole et 52 % en gaz.

La dépendance externe

Aujourd’hui, les États-Unis importent 41 % du pétrole consommé dans le pays, ce qui indique une augmentation de plus de 400 % depuis 1985. Ce chiffre est énorme. Cependant, la production du pays stagne. De plus, les réserves internes qui existent encore sont de plus en plus excentrées, dans le grand Nord ou loin des côtes, ce qui rend l’exploitation très coûteuse. Les importations des États-Unis deviennent alors encore plus importantes, que ce soit en provenance du Golfe persique que d’Amérique latine et du Canada. Les États-Unis ne dépendent pas d’un seul pays, mais il faudrait diversifier encore plus. Pour cela, les Etats-Unis ont déjà identifié deux régions du monde pour assurer leurs besoins. Ce sont l’Asie centrale, où les réserves du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et de l’Azerbaïdjan sont très importantes, et l’Afrique. C’est pourquoi les Etats-Unis font beaucoup d’efforts pour s’implanter dans ces régions, spécialement en Asie centrale.

Articles d’internet

Afghanistan: Karzaï se tourne vers la Russie

Article du 13 mai 15 mai 2009

La Russie peut devenir un facteur important dans les ambitions présidentielles des influents hommes politiques afghans au cours de l’élection présidentielle de l’été prochain en Afghanistan. Dans son discours prononcé devant la première promotion de l’Académie militaire de Kaboul, le président afghan Hamid Karzaï a déclaré que, si les pays occidentaux n’accéléraient pas la mise en œuvre du programme d’équipement des forces armées, “cela serait fait par d’autres pays”.

« Je pense qu’il parle là des Etats-Unis. C’est peut être une façon de faire pression sur les autres pays pour qu’ils réagissent. »

Par Piotr Gontcharov, RIA Novosti


La semaine dernière, le service de presse du président afghan a rendu public le contenu d’une lettre adressée par le président russe Dmitri Medvedev à Hamid Karzaï exprimant la volonté de la Russie d’apporter une aide aux forces armées de ce pays. Une délégation de hauts fonctionnaires civils et militaires d’Afghanistan se rendra prochainement dans la capitale russe. L’extension de la coopération entre l’Afghanistan et la Russie dans le domaine de la défense sera le principal sujet des négociations de Moscou.

Qu’est-ce qui a donc poussé Hamid Karzaï à se tourner vers la Russie, qui n’était pas considérée jusque-là comme une grande priorité? Pour l’Afghanistan, le “partenariat stratégique” avec les Etats-Unis et d’autres pays du “monde démocratique” est toujours resté au centre de sa conception de la politique étrangère qui réserve à la Russie une place modeste parmi les Etats régionaux, après l’Inde et la Chine.


On peut en deviner les raisons. Le nouveau président américain Barack Obama n’a pas seulement désigné l’Afghanistan comme le “front central” des Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme, mais il a aussi exprimé la ferme intention de doubler le contingent militaire américain en portant ses effectifs de 30.000 à 60.000 hommes. Barack Obama prévoit également de mettre de l’ordre dans l’élite politique de l’Afghanistan.

Ainsi, au moment où Hamid Karzaï menaçait l’Occident de recourir aux services d’un “autre pays”, dans son discours prononcé devant les élèves-officiers de l’Académie militaire, Barack Obama a mené des pourparlers avec des leaders influents afghans, candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2009 en Afghanistan. Ce sont l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, l’ex-ministre de l’Intérieur Ali Ahmad Jalali, l’ex-ministre des Finances Ashraf Ghani et le gouverneur actuel de la province de Nangarhar Gul Agha Sherzaï. Selon les observateurs, la Maison Blanche a l’intention de refuser son soutien à Hamid Karzaï, en lui imputant la drogue qui constitue la base de la nouvelle économie afghane, la corruption, la dilapidation de l’argent des donateurs, etc.


En principe, le projet de Hamid Karzaï est juste : l’armée afghane créée jadis avec l’aide de l’Union Soviétique était considérée comme l’une des plus puissantes dans la région, car, d’après les notions des autres armées régionales, elle fut dotée d’armements excellents.


Il est vrai, l’état actuel de l’armée afghane n’est pas enviable. De 2002 à 2005, la Russie a fourni à l’armée afghane une assistance technico-militaire pour 200 millions de dollars. Ensuite, cette coopération s’est arrêtée. Les Etats-Unis et l’OTAN n’ont pas beaucoup progressé non plus en sept ans d’”édification” de l’armée afghane. L’aviation et le matériel lourd y font défaut et, d’ailleurs, l’armée est loin d’atteindre le niveau requis pour devenir un garant de la stabilité à l’intérieur du pays.

En Afghanistan, l’armée nationale a toujours joué un rôle central dans la nomenclature politique du pays. Par conséquent, celui qui mise sur l’armée ne perd jamais. Et c’est précisément sur ce fait que Hamid Karzaï a mis l’accent en demandant une assistance de la Russie. Mais la question est de savoir si cela peut l’aider à l’élection.

« Je trouve consternant de voir à quel point les Etats-Unis sont impérialismes et ont cette envie de diriger le monde, d’être la première puissance mondiale etc… »

« Je pense que cette déclaration a été faite pour faire réagir les Etats-Unis. Je pense également que les Afghans doivent en avoir marre de toutes cette pression des Etats-Unis. »

Russie et USA discutent désarmement


24/04/2009

La Russie et les Etats-Unis ont donné le coup d’envoi aujourd’hui à Rome d’une série de négociations destinées à remplacer le Traité de réduction du nombre des armes stratégiques START, au cours d’une brève réunion dans la matinée, a constaté un photographe de l’AFP.

La réunion – qui constituait le premier contact officiel sur le sujet entre les délégations des deux pays – a débuté ce matin et a pris fin vers midi à l’ambassade américaine.

Cette réunion avait pour objectif de “préparer le lancement du processus de négociations conformément aux instructions des présidents (russe) Dmitri Medvedev et (américain)”, avait indiqué il y a quelques jours un responsable du ministère russe des Affaires étrangères.

Monsieur Obama et Medvedev sont convenus début avril de relancer les négociations sur ce pacte de désarmement conclu pendant la Guerre froide et qui expire le 5 décembre.

Il est prévu que les négociateurs russes et américains se rencontrent régulièrement après ce premier contact à Rome. La question du Traité sera également abordée à l’occasion d’une rencontre en mai entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, Sergueï Lavrov et Hillary Clinton.

« J’ai choisi de prendre cet article car nous en avons parlé récemment en cours en analysant des textes au sujet de la guerre froide. Il est intéressant de voir qu’après plusieurs années le sujet peut toujours être d’actualité. »

Glossaire

Le Taliban

Se dit d’une personne qui adhère à un mouvement fondamentaliste musulman et qui s’est répandu au Pakistan et surtout en Afghanistan en octobre 1994.

Fondamentalisme

Désigne l’attachement strict à une doctrine précise, religieuse ou autre.

Sources

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jm93sXgriwxVEFmWQPybH_K8OAsQ

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/09/hamid-karzai-demande-la-fin-des-frappes-aeriennes-en-afghanistan_1190787_3216.html

http://www.lesechos.fr/info/inter/4861909-frappes-meurtrieres-des-etats-unis-en-afghanistan.htm

http://bourse.lci.fr/news.hts?urlAction=news.hts&idnews=AOT090506_00031241&numligne=0&date=090506

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/06/01011-20090506FILWWW00408-chineusa-violation-des-lois-maritimes-.php

http://www.rfi.fr/actufr/articles/113/article_80788.asp

http://www.romandie.com/infos/news2/090504204859.ks0919im.asp

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/04/01011-20090504FILWWW00576-hamashezbollah-les-usa-refusent-le-dialogue.php

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/05/04/les-etats-unis-s-inquietent-de-la-pression-des-talibans-en-afghanistan-et-au-pakistan_1188556_3216.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/03/01011-20090503FILWWW00184-assad-presseles-usa-de-parler-au-hamas.php

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/30/01011-20090430FILWWW00576-usa-al-qaida-menace-terroriste-n1.php

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/03/01011-20090503FILWWW00008-usapas-davantage-de-soldats-en-afghanistan.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20090501.FAP9625/les_etatsunis_accusent_la_russie_de_rompre_ses_engageme.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090510.OBS6316/entre_180_et_200_insurges_tues_dans_la_vallee_du_swat.html

http://www.liberation.fr/monde/0101566428-afghanistan-les-etats-unis-refusent-de-cesser-les-frappes-aeriennes

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_trait%C3%A9_de_l’Atlantique_Nord

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies

La Russie

mai 15, 2009 in Asie centrale by gvallone

 

 

 

 

Gianvito Vallone        MPC+1

 


Table des matières

 

Page 2                                                                    Fédération de Russie

 

Page 3                                    Petite introduction de l’Economie russe

 

Pages 4-7                  Position et enjeux de la Russie en Asie centrale

 

Pages 8-9                                                                     Le danger chinois

 

Page 10                                                                                   Conclusion

 

Page 10                                                                                         Sources
Fédération de Russie

Données du pays :

 

Langue officielle

Russe

Capitale

Moscou

Plus grande ville

Moscou

Forme de l’Etat

République fédérale

Président

Dmitri Medvedev

Premier ministre

Vladimir Poutine

Superficie totale

17 075 400 (classée 1ère)

Population

142 000 000 (classée 8ème)

Indépendance de l’URSS

25 décembre 1991

Monnaie

Rouble (RUB)

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Russie

La Russie confine avec 14 pays : la Norvège, la Finlande, la Chine, le Kazakhstan, la Biélorussie, la Lituanie, la Mongolie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Corée du Nord, l’Ukraine, l’Estonie, la Pologne et la Lettonie.

Le territoire russe est pour 25 % en Europe et 75 % en Asie. C’est le territoire le plus vaste de la planète. En effet, l’étendue d’ouest en est, de Kaliningrad à Vladivostok, mesure plus de 9000 km, soit 17 millions de km2. Il compte 11 fuseaux horaires (!).

La Russie fut la plus importante république de l’URSS. C’était le noyau. Quand l’URSS éclata en 1991 en 15 pays indépendants, dont la Russie, elle reprit bien le 3/4 du territoire, pus de la moitié de la population et les 2/3 de l’industrie et la moitié de sa production agricole.

La Russie est membre de :

-          G8

-          La communauté économique eurasienne

-          De l’organisation de coopération centre-asiatique

Les religions des Russes :

-          Chrétiens orthodoxes (56.4% de la population)

-          Musulmans (8 à 15%)

-          Chrétiens protestants (9%)

-          Catholiques, Juifs, Bouddhistes (le reste)

Economie de la Russie

 

Indicateurs de croissances

2006

 

2007

2008

2009

2010

PIB (milliards USD)

988.56

1.289

1.778

2.066

2.440

PIB (croissance       annuelle  en %   )

7.4

8.1

7.0

5.5

6.0

PIB par habitant

6.922

9.074

12.578

14.688

17.427

Taux      d’inflation (%)

9.7

9.0

14.0

12.0

10.2

Taux de chômage (%)

/

/

6.2

/

/

Source : http://www.limousin-international.info/fr 

 

Petite analyse de l’économie de la Russie

On remarque que le PIB est constamment en augmentation depuis 2006. La croissance est régulière et forte. Le PIB par habitant suit les logiques des 2 autres et donc augmente aussi constamment. A voir ces chiffres, on peut croire que la situation économique russe est très positive. Cependant, le taux d’inflation est tout de même beaucoup trop élevé, malgré qu’il soit en diminution depuis 2008, où il a atteint un taux de 14 %, ce qui est extrêmement élevé. Si on se réfère au chômage, le taux 2008 est le seul disponible. Cela nous suffit pour comprendre que la Russie est un pays où le chômage est bien présent. En effet, environ 6% de la population russe se retrouve sans travail. Donc, plus précisément, sur une population totale de 143.4 millions, 8.6 seraient chômeurs.

 

La Russie et sa grande crise

En fait, ces chiffres sont à analyser en tenant compte de la grande crise que la Russie a connue dans les années ’90. En considérant l’incroyable taux d’inflation qu’on pouvait trouver au pire de la crise (36% en 1998), le taux d’inflation actuel est très contenu. La Russie a donc su se relever. Et ceci est principalement grâce aux matières premières dont dispose la Russie. En effet, les prix de celles-ci ont subi une forte évolution depuis 1998, ce qui a permis aux Russes de profiter un maximum de leurs capacités premières.


Enjeux et position de la Russie en Asie centrale

Les liens entre la Russie et l’Asie centrale sont importants.  Elle revêt une importance hautement stratégique pour la fédération russe. Ses principaux intérêts sont la lutte contre le terrorisme, la coopération militaire, la collaboration politico-économique. Il y a maintenant une forte concurrence telle que les Américains et les Chinois que les Russes doivent affronter depuis une dizaine d’années environ.

Il est clair que la Russie doit s’assurer être en bonne relation en tout cas avec les pays les plus puissant d’Asie centrale. Dans le cas contraire la Russie pourrait perdre sur plusieurs fronts. Il y a le problème chinois, qui pourrait définitivement monter en force dans le cas où la Russie perdrait du terrain en Asie centrale (ce sujet sera abordé par la suite).

Puis, il ne faut pas oublier qu’entre les pays d’Asie centrale et la Russie, il y a d’importants échanges commerciaux qui sont en place  à ce jour. Et, à mon vis, dans le cas où la collaboration russe avec les centralisés d’Asie chuterait, ça serait bel et bien l’ex leader de l’URSS à en être déficitaire. Car si d’un côté les pays avec lesquelles collabore la Russie disposent d’une grande couverture du côté du militaire ou encore la lutte contre le terrorisme (qui pourraient être couvert  par d’autres pays, les Etats-Unis par exemple), de l’autre on y voit une Russie avec un avenir peu glorieux avec pleins de difficultés à affronter telles que le risque que deux géants comme la Chine et les Etats-Unis  deviennent définitivement les leaders de l’économie mondiale et ne rejettent la Russie en forte crise.

A en parler comme cela, on peut croire que la grandeur de l’Economie mondiale de la Russie ne dépende qu’exclusivement des types de commerces qui tournent autour de l’Asie centrale. C’est en partie vrai. Imaginez-vous que la Russie perde ce pouvoir commercial avec l’Asie centrale, que lui restera-t-elle ? Même le plus grand producteur de gaz (et aussi acteur majeur du marché du pétrole désormais) du monde, Gazprom,  pourrait perdre de la valeur au niveau du marché mondial de l’énergie, même si je pense qu’un éventuelle affaiblissement russe en Asie centrale ne devrait pas lui coûter la première place mondiale en ce qui concerne la production d’énergie dans le monde. Gazprom représente 20 % de l’Economie russe.

Pour en revenir à ma petite problématique sur la Russie, elle ne pourrait pas compter sur beaucoup d’autres choses, toujours en la comparant avec des géants de l’Economie mondiale telles que les déjà nommés Etats-Unis et chine. Ces deux pays sont beaucoup plus avancés que la Russie dans pratiquement tous les domaines. Ils sont exagérément plus avancés dans les secteurs de la technologie, de la mode, de la nourriture et j’en passe…

Les Russes seraient au plus mal si leurs positions et leurs enjeux en Asie centrale venaient à manquer.

 

En faisant une brève description et analyse des différents types de relation que détient la Russie avec les autres pays d’Asie centrale, on peut voir comment la Russie se mobilise pour satisfaire ses intérêts.

Le Kazakhstan

Le Kazakhstan est un élément important pour ce qui concerne les enjeux géopolitiques russes. C’est un pays qui a de bonnes relations avec ses deux grands voisins (la Russie et la Chine) avec de nouvelles relations occidentales (Etats-Unis et Europe). Il est important de savoir que les échanges de Moscou (capitale de la Russie) avec Astana (capitale du Kazakhstan) s’élève à plus de 10 milliards de dollars. Inutile de dire que cette somme extrêmement importante représente un côté important de l’économie Russe. Dans ce pays, les Russes ont su repousser l’influence américaine tandis que « la menace chinoise » sont fait de plus en plus forte.

On peut donc voir que le Kazakhstan est une zone géostratégique assez importante. Les Russes ont plutôt intérêt à garder une bonne relation car sinon, dans le cas où le Kazakhstan déciderai de moins collaborer avec les Russes, il y aura deux problèmes assez importants :

-          Une petite chute de son économie

-          une montée en force de la Chine, qui risquerait d’affaiblir brusquement  la Russie dans ce secteur de l’Asie centrale

Malgré ces risques que pourraient trouver la Russie, pour le moment les rapports se maintiennent satisfaisant, grâce aussi à une bonne entente entre les deux gouvernements. La Russie, comme dit précédemment, doit impérativement garder un bon contact avec les Kazakhs. Le pétrole est l’élément clé de cette relation. Dans quelques années le pétrole sera une source rare et donc d’une grande importance. Le Kazakhstan, avec ses grandes réserves de cet or noir, pourra garantir à la Russie une distribution constante de pétrole quand ce dernier sera en forte diminution.

La mer Caspienne

Il y a tout de même un petit conflit qui régnait entre la Russie et le Kazakhstan. Ce conflit s’appelle mer Caspienne. En effet, jusqu’en 1998, année où Russie et le Kazakhstan signèrent un accord bilatéral, l’Etat Kazakh revendiquait des fonds qu’il disait lui appartenir et qui lui furent enlevé en 1970 par le Ministère soviétique du pétrole.  Cet accord signé par les deux pays, ont redonné une juste division ce cette mer fermée.

La Caspienne est actuellement, grâce à ses grands développements pétroliers, une zone où d’énormes enjeux géopolitiques se donnent bataille entre différent pays.  La Russie en fait partie. Il y a cinq pays riverains, qui sont : la Russie, l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan. A ce jour, aucun accord définitif n’a été signé entre tous les pays, même si l’exploitation des fonds et bel et bien déjà été entamée. Pour la Russie, la mer Caspienne représente une zone importante mais à mon avis pas fondamentale. En effet, la Russie dispose d’énergie de gaz et de pétrole suffisants pour combler ce petit manque dans le cas où une portion de leur territoire dans la Caspienne pourrait venir à lui manquer. Toutefois, la Caspienne rappelons-le, est une des zones les plus riches en pétrole dans tout le monde entier. Cela veut dire que pour l’avenir, même un petit mètre de plus à exploiter dans cette mer, pourrait faire la différence.

L’Ouzbékistan

La relation qu’entretien la Russie avec l’Ouzbékistan est la aussi d’une importance majeur. En effet, il est important de savoir que l’Ouzbékistan  est le pays le plus peuplé de la zone et vise donc le leadership régional. C’est donc un pays avec une certaine puissance dans l’optique futur des enjeux géopolitiques en Asie centrale. De ce côté-là, la Russie se trouve en position favorable. En effet, après avoir tenté en rapprochement avec les Etats-Unis, en les laissant établir une base militaire chez eux, les rapports se sont brusquement cassés. C’est alors que l’Ouzbékistan a bien pensé se tourner vers la Russie. Ensemble, ils ont signés un traité stratégique portant sur des questions militaires, politiques, économiques, commerciales et de coopération en matière de lutte anti-terroriste.

Pour la Russie, ceci est un point extrêmement favorable pour eux. D’un seul coup, une concurrente potentielle a, en tout cas dans cette zone, été écarté et elle reprend une collaboration d’une certaine importance avec un pays qui est destinée à avoir un certain avenir dans la région centre asiatique.

Le Kirghizistan

La Russie a jusqu’à peu de temps en arrière toujours bénéficié de la croissance économique rapide du Kirghizistan grâces aux réformes agraires et l’exploitation de l’incroyable mine d’or de Kumtor, qui se situe dans l’est du pays. La Russie profitait du régime semi démocratique qui régnait en Kirghizistan pour en faire un allié fidèle de Moscou en en garantissant russes dans la région. Malheureusement, lorsque tout semblait aller pour le mieux, une forte crise financière frappait le pays en l’an 1998 et du même coup elle interrompu la croissance du pays. Et c’est à ce moment là que les choses se firent intéressantes, tandis que pour la Russie les choses se mettent assez difficilement. En effet, en essayant de trouver une solution suite à la grave crise dont les Kirghizes étaient tombés, ils décident de se tourner vers les Etats-Unis. Donc une concurrente de la Russie. Il y a donc deux bases militaires de deux pays différents en Kirghizistan. C’est le seul pays ou ces deux nations détiennent une base militaire chacune.

Si on analyse la situation qu’on y trouve actuellement au Kirghizistan, on ne se sent pas d’évaluer la position de la Russie dangereuse. Il est clair que du côté Kirghize la crise leurs a fait réfléchir un peu sur leurs relations avec les Russes et c’est pour cela qu’ils ont commencé une collaboration avec les Etats-Unis, mais il est aussi vrai que le Kirghizistan, plus précisément son leader Bichkek, a actuellement d’excellents rapports avec la Russie. Notamment dans le cadre de la CEE (communauté économique eurasienne ou encore de l’OCS (Organisations de coopération de Shanghai). La position Russe n’est donc pas très alarmante en Kirghizistan.

Le Turkménistan

Le Turkménistan est un pays qui vise une politique extrêmement ambitieuse. Elle repose en grande partie sur son potentiel énergétique et agricole. Le Turkménistan est le deuxième Etat gazier de la CEI (communauté des Etats indépendants) après la Russie et dispose également d’énormes richesses pétrolifères. La Russie est actuellement en accord énergétique avec le Turkménistan pour ce qui concerne les fournitures gazières. Cet accord assure un bénéfice confortable à Gazprom. Néanmoins, le Turkménistan aurait pleins de projets de pipelines en vue pour ces prochaines années. Le problème pour la Russie, c’est que ces projets sont prévus d’être accomplis avec différents pays tels que la Chine, le Pakistan, l’Azerbaïdjan et la Turquie…mais pas la Russie.

Cette situation peut devenir assez dramatique pour la Russie. En effet, un pays comme le Turkménistan, qui représente une grande part dans l’économie d’une société autant importante pour la Russie tel que Gazprom, peut coûter cher à la Russie. Aussi, il y a la Chine, le gros problème du moment pour les Russes. Je pense que la perte de cette relation importante qu’entretient la Russie avec le Turkménistan pourrait marquer un tournant décisif dans l’optique de l’enjeu géopolitique en Asie centrale.

Il est évident que les Russes sont en position de défense. Attaquer pour eux en ce moment, serait prendre d’énormes risques. La Russie doit se couvrir, elle doit se défendre avec les dents. Elle n’a pas le choix. C’est une situation extrêmement délicate pour la Russie. Elle a les armes pour en venir à bout, mais elle faut qu’elle joue ses cartes comme il se doit. Pour faire un exemple de la position dont est actuellement la Russie, je voudrais prendre l’exemple d’un boxeur. En ce moment le boxeur russe est dans l’angle et il est pris crochets sur crochets par le boxeur adverse (Chinois, Américain…). Il pourrait réagir, il pourrait essayer de mettre un crochet à l’adversaire, mais il risquerait de se découvrir et pourrait être mis au tapis définitivement. Alors, il faut qu’il attende, le Russe. Il faut qu’il essaye de se sortir de cet angle et reprendre de l’air. De là, il pourrait préparer une contre-offensive et reprendre en main le combat…

Le danger chinois

Depuis quelques années, la Russie doit faire face à géant de l’économie actuelle, c’est-à-dire la Chine. Si la Russie pouvait, jusqu’à peut de temps en arrière, regarder son avenir géopolitique de l’Asie Centrale avec une certaine sérénité, désormais les Russes sont sous pressions.

En effet, la Chine est en train de monter en force en Asie Centrale. Les sources énergétiques dont disposent les pays d’Asie centrale sont importants. Et les Chinois l’ont bien compris. Entendons-nous, la Chine n’a pas pour but de venir en Asie centrale pour démolir les idées géopolitiques russes. La Chine pense à son avenir. Et l’Asie centrale a tout pour être considérée comme une zone, en endroit très intéressantes et prometteuses pour l’avenir.  

Les raisons de la Chine

Il y a tout d’abord l’aspect le plus évident des ressources énergétiques. Comme légèrement anticipé dans les textes précédents, les Chinois ont des intentions sérieuses. On peut voir que le Kazakhstan et le Turkménistan commence à prendre de plus en plus sérieuse l’idée de collaborer avec les Chinois. Le Kazakhstan est très favorable à une extension de la présence de la Chine dans l’économie Kazakh. Il y a bien un tiers du pétrole produit au Kazakhstan qui appartient aux compagnies chinoises. Cela ferait 20 millions de tonnes par an. Une somme non négligeable.

Géographiquement, la Chine est également en bonne position. Pas autant que la Russie, mais cela ne devrait pas être un gros problème dans l’optique des futures collaborations entre les chinois et les pays d’Asie centrale.

Il y a un deuxième aspect auquel la Chine a très intelligemment réfléchi avant d’étudier une éventuelle approche avec l’Asie centrale : c’est l’aspect de sécurité. L’Asie centrale est une zone qui est protégée. Je ne vais pas me focaliser plus sur ce point, revenons à notre Russie…

Et la Russie, dans tout ça ?

Maintenant, pour la Russie il y a un gros problème. La société kazakhe Manguistaoumounaïgaz possède 65 milliards de dollars de pétroles. Malheureusement, la CNPC (China National Petroleum Corporation) a racheté les actions de la Manguistaoumounaïgaz. Cette action va renforcer la position de la Chine en Kazakhstan et va diminuer d’une manière conséquente la position actuelle de la Russie en Kazakhstan. Une dure gifle pour les Russes. Si encore on apprend avec les nouvelles de ces derniers jours qu’un accord Kazakho-russe  a été trouvé pour construire un gazoduc qui aurait pour but d’éviter la Russie, et donc la diminuer encore plus, on ne sait pas comment la Russie va réagir à cet ultérieur coup de massue.

La Russie devra réfléchir à cette situation et éventuellement prendre des contre-mesures…

La Chine, qui déclarait vouloir venir en Asie centrale dans son seul but de renforcer son économie, commence à montrer des signes de plaisir en voyant la Russie en difficulté devant sa grande montée en puissance…

Extrait d’un article du 23.04.09 tiré du site http://fr.rian.ru/analysis/20090423/121274234.html, concernant la situation actuelle au Kazakhstan :

«  Dans le même temps, avec ces nouveaux accords sino-kazakhs, la Chine accède à des ressources très importantes. Manguistaoumounaïgaz possède 36 gisements, dont 15 sont en exploitation. Selon les estimations des experts, les ressources de pétrole dont dispose cette compagnie kazakhe se montent, au total, à 1,32 milliard de barils, ce qui représente, en prix actuels, environ 65 milliards de dollars. Par conséquent, la CNPC recevra environ 16,3 milliards de dollars.

L’acquisition des actifs de Manguistaoumounaïgaz par la CNPC va renforcer les positions chinoises et affaiblir celles de la Russie et de l’Occident dans le secteur énergétique kazakh. La Chine devient non seulement un acteur majeur sur le marché régional, mais aussi le détenteur d’importantes ressources lui permettant de rectifier en sa faveur la stratégie pétrolière du Kazakhstan.

Il faut que la Russie réfléchisse très sérieusement à ce tournant dans la politique multivectorielle de son allié  stratégique. » 

Extrait d’article qui vient à consolider les théories avancées en page précédente.

 

Qui arrivera à s’imposer ?


Conclusion

Etablir un dossier sur la Russie, est d’office quelque chose d’intéressant. En ce moment elle traverse un moment difficile, où elle est « attaquée » indirectement en particulier par les Chinois. Je suis curieux de voir comment les choses vont s’évoluer pour eux. A mon avis la situation est quand même assez dramatique. Si les Chinois vont continuer dans leurs intentions de s’étendre le plus possible en Asie centrale, personne ne va les arrêter. De conséquent, la Russie va perdre de plus en plus de pouvoir et son économie risque de prendre une mauvaise tournure. Car Gazprom sera également touché, est cela veut dire que c’est toute l’économie russe qui va en ressentir. Ce sera donc des jours difficiles sont qui vont suivre pour les Russes.

 

Sources

http://fr.wikipedia.org/wiki/Russie

http://www.limousin-international.info/fr 

http://www.monarchiste.com/?fid=19333&forum_fid

http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=172

http://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_nucl%C3%A9aire_en_Russie

http://cemoti.revues.org/document118.html

http://perspectivesgeopolitiques.wordpress.com/2008/06/03/perspectives-russes-sur-lasie-centrale/

http://fr.rian.ru/analysis/20090423/121274234.html

http://fr.rian.ru/analysis/20081106/118171606.html

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/GENTE/14807

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/heritage-sovietique/carte.shtml

http://www.mgm.fr/PUB/GUV10.html

http://www.ceri-sciencespo.com/publica/cemoti/resume34.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Gazprom-Logo.svg

http://www.radio86.fr/decouvrir-et-apprendre/geopolitique/5055/quelle-strategie-chinoise-en-asie-centrale

http://fr.wikipedia.org/wiki/China_National_Petroleum_Corporation

http://www.coordinationsud.org/spip.php?article13996

 

 

  

Partage de l’eau et géopolitique en Asie centrale (dossier écologie)

mai 15, 2009 in Asie centrale, Chine, Eau, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, URSS, géopolitique, écologie by jneuhaus

Intro

 

D’après notre problématique sur l’assèchement et la disparition du lac Balkhash, nous souhaitions aller encore plus en profondeur dans le sujet et se pencher sur les problèmes de répartition d’eau entre les différents pays d’Asie centrale. Nous avions déjà remarqué que le manque d’eau était un grand problème pour les économies nationales mais n’avions pas développé les conflits de répartition d’eau si ce n’est celui qui existe entre le Kazakhstan et la Chine qui se battent pour les affluents du lac Balkhash.

 

C’est pourquoi nous allons détailler les avoirs de chaque pays pour comprendre au mieux les conflits existant dans cette partie du monde. Les causes de la pénurie d’eau en Asie Centrale, sont premièrement le climat qui y joue un rôle très important.

 

  • Précipitations diminuent en direction de la plaine (Massifs montagneux : 400 à 1’000mm ; Piémonts : 200 à 400mm ;  Plaines/Plateaux : 200mm ; Entre la mer Caspienne et l’Aral : 75mm)

 

  • Cuvette aralo-caspienne : marquée par l’aridité et l’endoréisme.

 

Deuxièmement, l’humain de part ses fonctions et ses besoins est encore plus responsable du manque d’eau que le climat. En effet, en 1991, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan sont devenus indépendants. Cette indépendance a créé une nouvelle source de conflit : le partage des différents réseaux d’irrigation entre plusieurs états souverains. En fonction de leur agriculture et de leur localisation, les besoins et ressources en eau se sont révélés très inégaux. C’est pourquoi, actuellement, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan dépendent d’apports extérieurs car elles sont les principales républiques agricoles d’Asie centrale.

 

Les régions situées en aval des grands fleuves sont affectées par une pénurie d’or bleu. Les gens ont besoin de l’eau pour fabriquer de l’électricité, pour leur consommation personnelle et pour gagner leur vie. Cela engendre un enjeu majeur face au partage des eaux car c’est dans les plaines qu’il y a le plus de gens et d’activités agricoles. C’est pourquoi, des canaux d’irrigation ont été installés pour le coton et pour répondre aux besoins en eau des villes et des industries. Cependant, l’Asie centrale, grâce à ses montagnes et à ses deltas, a tout de même de grandes réserves d’eaux. Différentes populations ont pu s’installer et développer des civilisations d’oasis dans les massifs montagneux.

 

Nous relevons tout de même que la conférence sur les problèmes d’eau en Asie centrale, nous a fait prendre conscience que l’obstacle le plus important à l’accès à l’eau en plaine est les barrages. Ces derniers stockent l’eau et l’empêche de poursuivre sa route en direction des plaines où les gens en ont le plus besoin. Ils causent en plus des dommages écologiques. (Exemple : les poissons ne peuvent plus remonter la rivière pour se reproduire. C’est donc toute la faune du delta qui en souffre puisqu’elle ne trouve plus de poisson pour se nourrir.)

 

Pays concernés  

 

 

Pays hors Asie centrale

 

Voici, tous les pays qui seront présents lors de la conférence du 20 mai et qui joue un rôle dans les conflits de  partage de l’eau en Asie centrale.

 

Chine (1′300′000′000 habitants)

 

Gestion de l’eau / Problèmes liés à l’eau

 

·         Amélioration au cours des 50 dernières années de la gestion de l’eau

·         Mise en place d’un système qui associe la gestion des bassins à celle des régions

·         Evolution des mentalités concernant l’utilisation raisonnée de l’eau

·         Lutte et prévention contre la pollution

·         Problèmes principaux à cause de la crise de la gestion gouvernementale

·         Organismes de gestion de l’eau ont une fonction limitée et les moyens dont ils disposent ne sont pas suffisants

·         Manque de lois environnementales

·         Conflit entre les différents mécanismes de gestion de l’environnement de l’eau

·         Conflit avec le Kazakhstan concernant les affluents du lac Balkhash

 

Frontières 

Afghanistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Russie

 

Utilisation de l’eau 

Irrigation, industrie, consommation personnelle

 

 

Russie (142′000′000 habitants)

 

Gestion de l’eau / Problèmes liés à l’eau

 

·         Un code de l’eau a été adopté en 1995 : garantie d’un accès à l’eau propre

·         Protection des masses d’eau et de la diversité biologique

·         Mise en place d’une juridiction commune sur les questions de gestion des ressources naturelles, protection de l’environnement et sécurité écologique

·         Pollution des eaux due aux déchets nucléaires et aux industries

·         1er producteur et exportateur mondiale de gaz nature, 2ème producteur et exportateur mondial de pétrole

 


Frontières

Chine, Azerbaïdjan, Kazakhstan

Utilisation de l’eau

Culture d’orge, de framboise, de groseille, de betterave, de blé et de pomme de terre

 

Iran (71′208′000 habitants)

 

Gestion de l’eau / Problèmes liés à l’eau

 

·         Taux d’accès à l’eau potable : 92%

·         Faibles précipitations d’eau, augmentation de la température annuelle

·         Méthodes d’irrigations inadéquates, manque d’entretien des conduites dans les villes, dont gaspillage de l’eau ce qui entraîne la disparition de plusieurs espèces animales (crocodiles, flamants rose, autres oiseaux migrateurs)

·         L’eau est un élément très important pour les iraniens

 

Frontières 

Azerbaïdjan, Turkménistan, Afghanistan

 

Utilisation de l’eau 

Elevage, production de céréales

 

 

Afghanistan (32′738′376 habitants)

 

Gestion de l’eau / Problèmes liés à l’eau

 

·         Beaucoup de conséquences sur les systèmes d’irrigation à cause de la guerre, des mouvements des populations réfugiées et de l’insécurité de la période post-talibans

·         Construction de canaux pour faciliter la gestion de l’eau (l’eau ne manque pas)

·         Absence d’un système d’irrigation efficace

 

Frontières 

République Islamique d’Iran, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan

 

Utilisation de l’eau 

Irrigation, relance de la culture de coton est envisagée


Pays d’Asie centrale

 

 

Ouzbékistan (28′268′440 habitants)

 

Gestion de l’eau / Problèmes liés à l’eau

 

·         La mer d’Aral se partage entre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan.

·         L’Ouzbékistan connaît des problèmes techniques, financiers et institutionnels de son périmètre irrigué public

·         Sa gestion de l’eau est encore tournée vers une gestion de l’offre comme à la période soviétique.

 

Frontières 

Turkménistan, Kazakhstan, Mer d’Aral, Kirghizistan, Tadjikistan, Afghanistan

 

Utilisation de l’eau 

Riz, coton, 10% des terres sont exploitées par l’homme (cultures agricoles intensives et vallées irriguées)

 

 

Kazakhstan (15′340′533 habitants)

 

Gestion de l’eau / Problèmes liés à l’eau

 

·         Eaux polluées à cause de l’industrie métallurgique

·         Catastrophes écologiques : Mer d’Aral et Lac Balkhash.

·         Assèchement du lac Balkhash ce qui crée une pénurie d’eau dans les plaines

·         Beaucoup de barrages construits dans les montagnes qui retiennent l’eau

 

Frontières 

Russie, Chine, Ouzbékistan, Kirghizstan, Turkménistan 

 

Utilisation de l’eau 

Coton, agriculture

 

 

Tadjikistan (7’211′884 habitants)

 

Frontières

Afghanistan, Chine, Kirghizstan et Ouzbékistan

 

Utilisation de l’eau

 

Coton, aluminium mais à très faibles doses


Kirghizstan (5’356′869 habitants)

 

Frontières

Chine, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan

 

Utilisation de l’eau 

Agriculture, élevage de bétails, blé, sucre, betteraves, coton, tabac, légumes et fruits

 

 

Turkménistan (5′179′571 habitants)

 

Frontières

Kazakhstan, Ouzbékistan, Iran, Afghanistan

 

Utilisation de l’eau

Agriculture, coton

 

 

Synthèse

 

Les pays d’Asie centrale sont actuellement encore en conflit à cause de l’eau. En effet, suite à un article trouvé sur internet, datant de 2009, nous avons été informées qu’il y avait eu une conférence à Almaty concernant l’eau. L’encadré nous informe qu’il existe toujours un profond désaccord entre les dirigeants des 5 pays principaux d’Asie centrale.

 

Le partage de l’eau est au cœur des problèmes dans cette région où l’agriculture et la culture de coton sollicitent une grande partie de l’eau disponible. De plus ces dernières représentent les principales sources de revenu des 58 millions d’habitants de cette partie du monde.

 

De plus, à cause des dérèglements climatiques que la région connaît, à savoir des fortes inondations et des sécheresses destructrices, les conflits se sont intensifiés. 

 

La conférence d’Almaty a aussi été l’occasion d’aborder les sujets liés à la répartition transfrontalière de l’eau. Nous en déduisons, donc, que les gens ont pris conscience du problème mais qu’ils n’ont pas encore trouvé les solutions pour le résoudre.

 

 



Problématiques

 

De nombreuses problématiques seraient à discuter mais nous en avons choisi cinq qui seraient intéressantes pour la conférence du 20 mai 2009, les voici :

 

 

·         Comment trouver le juste milieu entre l’agriculture, première source de revenu des différents pays et la non-pollution ainsi que le partage de l’eau ?

 

·         Est-ce que le Kirghizistan et le Tadjikistan, pays comportant d’énormes ressources d’eau et ayant une faible activité économique, seraient prêts à céder de l’eau au Kazakhstan et à l’Ouzbékistan qui ont besoin de cette dernière et qui sont les principales puissances économiques régionales ?

 

·         Est-ce que les différents pays d’Asie centrale seraient prêts à discuter des problèmes géopolitiques liés à l’eau avec les pays avoisinants (Chine, Russie, etc.) ? De plus, seraient-ils prêts à trouver un terrain d’entente quant à l’appartenance de l’eau ? (Ex. : Rivière Ili qui prend sa source en Chine pour finir au Kazakhstan)

 

·         Est-ce que les pays asiatiques sont prêts à établir des lois solides en matière de protection de l’environnement et à changer leurs mauvaises habitudes en les troquant contre un comportement responsable et vert ? (Problèmes de cultures, de mentalités, de situations sociales)

 

·         (Avec la disparition du système soviétique de production et d’échanges, la répartition de l’eau a-t-elle été réformée ?)

 

 

Sources

 

by mperrin

Les transports, par I. Pichonnat & M. Perrin

mai 14, 2009 in Asie centrale, Chemin de fer, Chine, Economie, Gaz, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, URSS, géopolitique by mperrin

Conférence sur l’Asie Centrale

Thème :

Les transports vers l’extérieur

1 Introduction_ 3

1.1 L’enclavement de l’Asie Centrale : un problème recurrent ! 3

1.2 Suisse – Asie Centrale : même combat 4

1.3 La Route de la Soie : le début du désenclavement ?. 5

1.4 Similarités entre l’emplacement des gazoducs et des lignes ferroviaires. 7

1.5 Diverses cartes representant les moyens de transports actuels. 7

2 Les axes actuels détaillés 11

2.1 Asie Centrale – Chine. 11

2.2 Chine – Pakistan. 13

2.3 Asie Centrale – Iran. 13

2.4 Asie Centrale – Afghanistan. 14

3 Conclusion_ 15

3.1 L’Asie Centrale à t’elle réelement réussi son désenclavement ?. 15

4 Bibliographie 16

4.1 Sites internet 16

4.2 Livres. 17

4.3 Images. 17

5 Annexes – Cartes présentées lors de la conférence 18

5.1 Les tracés de la Route de la Soie. 18

5.2 Les moyens de transports en Asie Centrale. 19

5.3 L’Asian Highway. 20

titre

L’enclavement de l’Asie Centrale : un problème recurrent !

L

orsque nous avons commencé nos projets sur l’Asie Centrale, nous savions à peine où se situait cette région. Il a donc fallu que nous fassions de multiples recherches qui n’ont pas toujours été faciles. Cependant, nous avons appris à connaître cet endroit et par la même occasion avons découvert ses principaux problèmes. Qu’ils soient politiques, économiques ou encore géographiques, nous avons réalisé que certains d’entre eux sont très proches des obstacles que connaît la Suisse. Ainsi, nous avons décidés de nous concentrer sur celui qui nous intéressait le plus c’est-à-dire : les transports.

Durant l’élaboration de notre dossier sur le développement et l’utilisation du transport ferroviaire en Asie Centrale, nous avons été surpris de voir que les systèmes de communication dans ces pays sont extrêmement importants. En effet, l’enclavement de cette région nécessite un bon réseau de transport, sans quoi elle se retrouverait au centre de pays tels que la Chine ou la Russie.

Tout au long de ce projet, nous traiterons donc du désenclavement. Nous allons le voir au travers de diverses époques historiques, allons également faire des comparaisons avec notre pays, mais surtout allons voir ce qui se passe actuellement. Comment est géré ce problème d’enclavement ? Est-il vraiment si important aux yeux des habitants ? Quels pays tentent-ils de relier et pourquoi ?

Après avoir répondu à cette problématique, nous verrons ce qui a déjà été réalisé et ce qui reste bien sûre encore à faire.

11

Suisse – Asie Centrale : même combat

S

elon la définition du Larousse, l’enclavement est défini comme le fait d’être entouré, encastré ou encore bloqué. En français, il a donc plutôt une connotation négative.

Cet enclavement est ressenti dans notre pays comme dans ceux d’Asie Centrale. En effet, comme vous pourrez le remarquer sur les cartes ci-dessous, il y a plusieurs points communs entre ces deux nations. Premièrement, toutes d’eux sont bordées par des montagnes, ce qui rend la construction de moyens de communication évidemment plus difficile. Mais surtout, l’emplacement géographique de ces pays est identique. Ils suivent la définition du Larousse, c’est-à-dire qu’ils sont au centre d’un groupe d’états.

12

L’Asie Centrale se situe entre la Chine, le Pakistan, l’Iran ou encore la Russie. Inutile de dire que l’entente n’est pas parfaite entre ces diverses patries.

La seule solution offerte à la sous région du continent asiatique est l’évolution des ses moyens de transport afin d’être « autonome » ou au moins d’atteindre une certaine indépendance vis-à-vis de ses voisins.

Bien que cette problématique soit beaucoup moins présente actuellement, l’enclavement à été un souci durant des années en Suisse. En effet, au niveau géographique, notre pays est lui aussi placé au centre de l’Union Européenne. Même si, selon nous, c’est un groupement d’états assez sûr, où les guerres politiques ou mêmes religieuses sont des termes très peu utilisés, il n’en reste pas moins que la Suisse était au centre de cette association.

Par conséquent, elle a dû trouver un moyen afin d’être indépendante. Elle y parvenue grâce à ses nombreux tunnels dont le Lötschberg, lieu de passage entre les cantons de Berne et du Valais, qui est devenu l’un des couloirs ferroviaires les plus importants de Suisse.

On peut donc en conclure que la Confédération Helvétique est devenue un territoire clé pour les échanges. Par sa situation géographique, elle détient le pouvoir de briser des axes de commerce importants entre les pays de l’Union Européenne.

A l’inverse, l’Asie Centrale comprend des pays enclavés dans la mesure où ces états se trouvent en dehors des grandes routes commerciales. Cependant, il est important de remarquer que la situation n’est pas figée. L’enclavement est relatif. La localisation évolue au cours du temps. Un territoire peut passer d’un endroit stratégique au niveau des transports à une zone presque abandonnée en quelques années. Vous allez voir dans le point ci-dessous, concernant la Route de la Soie, que c’est exactement ce qui se passe en Asie Centrale.

La Route de la Soie : le début du désenclavement ?

La Route de la Soie était un réseau de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe allant de Xi’an, en Chine, jusqu’à Antioche, en Syrie. Elle doit son nom à la plus précieuse marchandise qui y transitait : la soie dont seule la Chine avait le secret de fabrication. Elle serait née au 3ème siècle avant JC et aurait existé jusqu’au 16ème siècle.

13

Dans un sens, cette route à été la naissance du commerce international, celle d’un axe où se mariaient les cultures, où s’échangeaient, où se volaient les technologies, où se mêlaient les religions.

Les plus grandes civilisations ont participé à la formation de cet axe entre les deux extrémités de l’Eurasie. A cette époque, L’Asie centrale a donc connu une magnifique forme de désenclavement. Ces pays étaient devenus un passage obligé dans le transport de diverses marchandises etc.

Cependant, le communisme est arrivé. Avec lui, l’Asie Centrale a fait partie de l’URSS qui a existé entre 1922 et 1991. Lénine et Staline, deux dirigeants proches des dictateurs, n’ont pas continué sur cette idée d’expansion vers le monde. Il y a eu effectivement des lignes de train construites à cette époque mais leur but était, entre autre, le développement de la « soviétisation ». Par contre, le transport aérien y était très présent et peu couteux. Mais comme vous pourrez l’imaginer, son objectif n’était pas de rejoindre les communautés hors URSS. Il était lui aussi destiné à la communication dans l’Union. Le désenclavement fut donc oublié jusqu’en 1991.

13graph

Dès l’indépendance de l’Asie Centrale, l’expansion vers le monde à réellement pu commencer. Les anciennes lignes ferroviaires déjà existantes ont étés rallongées. On trouve entre autre une ligne partant vers l’Iran et une autre vers la Chine. Ces modifications ont permis un désenclavement de l’ancienne Asie Centrale, dépendante du bloc soviétique au profit d’une Asie Centrale tournée vers l’extérieur.

Justement, qu’en est-il aujourd’hui ? L’Asie Centrale a-t-elle poursuivi son désenclavement ? Si oui comment et vers quels pays ? Vous trouverez toutes ses réponses dans la partie 2 de ce dossier, qui concerne l’expansion de ces anciennes républiques soviétiques.

Similarités entre l’emplacement des gazoducs et des lignes ferroviaires

Lorsque l’on regarde la carte globale de la situation des gazoducs en Asie, on peut constater qu’en Asie centrale, un seul gazoduc passe au même endroit qu’un des principaux axes ferroviaires : le transcaspien.

Le gazoduc transcaspien longe la ligne ferroviaire portant le même nom. Comme on a pu le constater lors de l’étude de celle-ci, elle a été construite à cet endroit, car durant une bonne distance, elle était protégée par les montagnes (le centre étant du désert).

Il est également à noter que cet emplacement est un point stratégique pour relier les pays occidentaux à l’orient. C’est une plateforme de passage importante.

C’est pourquoi, il est fort probable que la construction d’un gazoduc longeant la ligne du transcaspien a été longuement réfléchi et étant donné le bon emplacement de la ligne, sa position était justifiée.

Diverses cartes representant les moyens de transports actuels

Ci-dessous sont représentées diverses cartes nous montrant les différents moyens de transports mis en œuvre en Asie Centrale et ce dans le but de son désenclavement.

carte-principale

Ici, vous trouverez une carte représentant la densité de population dans les régions d’Asie Centrale. Nous n’allons pas nous étendre sur ce point étant donné qu’il ne concerne pas directement le désenclavement. Cependant, nous avons souhaité vous montrer cette carte afin que vous compreniez mieux où sont placés les foyers de population et donc où les transports publics devraient être disposés.

popdensity

La prochaine carte représente le réseau de route standardisé à travers l’Asie et l’Europe. Ce projet est appelé L’Asian Highway est a été lancé en 1959. Son but est la promotion du transport international en Asie. Actuellement, le réseau comprend 32 pays et 141 000 kilomètres. Les coûts de production sont estimés a environ 26 milliards de dollars américain.

asian-highway

Un exemple de ce projet se trouve au Kazakhstan, énorme pays, relativement peu peuplé, avec des routes en mauvais état.

ah-61

L’AH 61 est une route faisant partie du projet Asian Highway, qui traverse le Kazakhstan pour relier Moscou, Kiev, l’Europe ou encore la région la plus peuplée de l’Asie Centrale comme nous l’avons vu précédemment. Actuellement ce trajet n’a que deux voies et une vitesse maximum de 60 km/heure.

Maintenant que nous savons à quoi ressemble le réseau de transport actuel en Asie Centrale, nous allons nous concentrer sur les relations entre ces pays et leurs voisins directs. Nous avons choisi d’exploiter différentes régions soit :

* A l’est : Asie Centrale – Chine

* A l’est : Chine – Pakistan

* Au sud : Asie Centrale – Iran

* Au sud : Asie Centrale – Afghanistan

Ces liaisons sont détaillées selon l’ordre ci-dessus dans le chapitre suivant.

Asie Centrale – Chine

L

a Chine est le principal pays capitaliste vers lequel s’ouvre l’Asie Centrale. Comme vous pouvez le voir sur la carte présente ci-dessous, il y a deux routes entre l’Ouzbékistan et la Chine. La trajectoire passant par Bichkek est plus ancienne que celle passant au sud du Kirghizistan. Cette dernière à été construite afin de gagner du temps mais elle rejoint également le Pakistan comme nous le verrons ensuite. Mais pourquoi l’Asie Centrale veut elle absolument rejoindre la Chine ?

Lors des relations uniques avec la Russie, les échanges commerciaux n’étaient pas très avantageux et les prix non concurrentiels. Le commerce avec la Chine s’est donc très rapidement développé lors de l’indépendance des pays d’Asie Centrale.

Dès 1992, la Chine est devenue le second partenaire économique du Kazakhstan, par exemple. Au printemps 1944, un politique chinois, Li Peng, en visite en Asie Centrale déclarait que la coopération économique constituait le premier objectif de la politique chinoise à l’égard de l’Asie Centrale. Ainsi, alors que le Xinjiang, province chinoise voisine des pays centre-asiatique, est l’une des régions les plus pauvres de la Chine, le pouvoir central développe les infrastructures de transport dans cette province périphérique. C’est à ce moment là que le poste-frontière Droujba à été ouvert, soit en 1992.

Si on se réfère à cette carte nous montrant les postes frontières des pays d’Asie Centrale, on pourrait se dire que ces états sont devenus un passage obligé pour rejoindre le sud ou l’est. Et bien non. Il ne faut pas se fier aux apparences. En effet, la région centre-asiatique possède plus de 5884 kilomètres de frontières avec la Chine, l’Afghanistan et l’Iran. Or, sur cette distance seul quinze postes-frontières sont ouverts à la circulation des voitures et des camions, soit un poste tous les 400 kilomètres.

De plus, certains d’entre eux, comme Kulma entre le Tadjikistan et la Chine inauguré en 2001 à du attendre 2004 avant d’accueillir ces visiteurs.

Si on ajoute des différents politiques en plus des soucis déjà cités, on comprend qu’il n’y ait un certain volume de trafic international que par le biais de quatre postes-frontières :

* Droujba, Chine

* Khorgos, Chine

* Sarakhs, Turkménistan

* Badjeiran, Turkménistan

Parmi ces quatre postes ont remarque que deux d’entre eux sont situé à la frontière avec la Chine. Ceci reprend le point soulevé auparavant selon lequel le commerce avec ce pays s’est très rapidement développé après l’indépendance en 1991. Mais pourquoi ? Avec la Chine tout est différent. Ce pays est connu pour pratiquer des prix bas, donc bénéfiques au développement de l’économie grâce à l’exportation.

En conclusion, les pays centre-asiatiques ont plus intérêt à acheter leurs marchandises chez leur voisin chinois que chez leur ancien dirigeant russe. Mais il y a aussi un avantage pour la Chine. En plus du fait que l’Asie Centrale lui achète des produits, cette dernière produit également du pétrole fortement apprécié par l’empire chinois.

Comme vous l’imaginer certainement, une liaison existe également entre le Kazakhstan, plus grand pays d’Asie Centrale, et la Chine. Cette route passe un peu plus au sud que le train. Cette remarque nous amène à notre prochaine réflexion : pourquoi les routes, les gazoducs et les chemins de fer passent-ils tous à peu près aux mêmes endroits ?

Tout simplement car le transfert entre la Chine et l’Asie n’est pas forcement facile. En effet, comme en Suisse, il y a énormément de montagnes entre ses deux nations. Par conséquent, il n’est pas possible de construire des moyens de communications partout, ce qui pose de gros problèmes. On pourrait donc se demander s’il ne serait pas judicieux d’utiliser les airs ?

Justement, comme nous l’avons cité précédemment, au temps de l’Union Soviétique, le transport aérien était très fréquemment utilisé. Il y avait énormément de lignes internes et les billets étaient peu coûteux. On aurait donc pu imaginer garder ce mode de transport.

Toutefois, l’avion est devenu plus onéreux et les lignes ne se sont pas vraiment développées. Il faut également rappeler que les entreprises centre-asiatiques ont été confrontées, depuis l’indépendance, a d’énorme problème de trésorerie et n’auraient sans doute pas eu les moyens financier nécessaires pour entretenir ses infrastructures qu’elles soient destinées aux frets ou aux voyageurs. Il existe malgré tout une ligne entre l’ouest de la Chine et Tachkent, en Ouzbékistan, mais elle est principalement destinée au commerce. Les gens prennent l’avion pour acheter moins cher chez leur voisin.

Chine – Pakistan

N

ous en avons déjà parlé un peu précédemment, mais nous allons revenir sur les liaisons entre la Chine et le Pakistan. Dans sa politique d’expansion, l’Asie Centrale cherche également à rejoindre le Pakistan. En effet, une route traversant plusieurs pays centre-asiatique et passant par la Chine a été créée. Elle est un peu particulière car elle traverse le Karakoram, un massif montagneux qui se trouve au nord du Pakistan. Etant donné ce problème géographique, il a donc fallu construire un col qui culmine à plus de 5000 mètres. Cette merveille technologique a été réalisée il y a environ 20 ans et est bien évidemment fermée en hiver. La question que nous nous sommes posée à été la suivante : pourquoi tant d’effort pour rejoindre le Pakistan ?

Et bien tout simplement car le Pakistan offre un accès a la mer d’Arabie. C’est tout simplement un gain de temps d’avoir un chemin qui passe par ce pays et qui mène directement dans une étendue d’eau. De plus, il ne faut pas oublier que l’un des buts de la colonisation était l’accès aux mers libres.

pakistan

Asie Centrale – Iran

P

assons maintenant au sud ouest de l’Asie Centrale avec l’Iran. A nouveau, on peut y voir une volonté d’accès aux mers libres.

Cependant l’Iran est lui aussi séparé de l’Asie Centrale par des montagnes, ce qui rend son accès plus difficile.

De plus, ce pays ne produit pas beaucoup, hormis du pétrole. Les régions d’Asie centrale en ont également donc il n’existe pas énormément d’échanges entre eux.

Toutefois, à l’indépendance de l’Asie Centrale, l’Iran avait l’espérance de capter une partie des flux commerciaux étant donné sa situation géographique plutôt favorable.

A cette fin, le pays s’est engagé dans la construction de voies de chemin de fer et d’autoroutes afin de réduire les distances de transit.

Actuellement, on trouve encore une route située un peu plus à droite des rails, qui permet aux personnes désireuses de prendre le train d’y parvenir. A nouveau, on remarque que la route suit les rails et ce à cause des montagnes.

iran

Asie Centrale – Afghanistan

I

l n’y a pas de moyen de communication direct et rapide entre l’Asie Centrale et l’Afghanistan. Ce pour une raison très simple, l’Afghanistan n’est pas connu pour être une région stable et n’a pas d’accès à la mer.

Cependant, l’Afghanistan n’a pas toujours été un pays à part. A l’époque de l’antiquité, il était un point de passage important sur la Route de la Soie et également un passage obligé pour de grands conquérants qui souhaitaient prendre le contrôle de l’Inde.

En lisant ces quelques phrases, vous vous êtes surement rendu compte que l’Afghanistan est très proche des pays d’Asie Centrale et ce pas seulement du point de vue géographique. En effet, ils ont tout d’eux eus une autonomie momentanée durant la Route de la Soie. Ils n’ont pas d’accès à la mer et sont donc entouré par d’autres pays.

Il est donc intéressant de remarquer les différentes stratégies qu’ont utilisées les gouverneurs de ces nations. L’une essaie de s’ouvrir au monde alors que l’autre doit faire face à de multiples guerres.

L’Asie Centrale à t’elle réellement réussi son désenclavement ?

En conclusion, une question essentielle se pose : est-ce que l’Asie Centrale a réellement réussi son désenclavement ? La réponse est oui.

Durant la période soviétique, cette région était sous domination russe, avec les accords russes, les échanges russes, etc. Depuis la chute de l’URSS, fin 1991, les pays d’Asie Centrale retrouvent leur autonomie intégrale. Elle peut enfin apercevoir une nouvelle dimension économique, pratiquer un commerce avantageux, en résumé un développement amélioré.

Il faut constater que le développement économique arrive en grande partie grâce au désenclavement. Comme expliqué précédemment, la Chine pratique de meilleurs prix pour ses produits. Ces transactions n’étaient pas possible avant la chute de l’URSS.

A présent, des réseaux de gazoducs traversent toute l’Asie Centrale et la Russie, c’est encore une preuve du développement de cette région.

Cependant, les relations avec l’Iran étant tendues, les lignes ferroviaires ne servent à pas grand-chose. Il n’y a actuellement pas de grands intérêts à les exploiter. Mais peut-être que d’ici quelques années, cette situation se modifiera et que les relations avec l’Iran s’amélioreront. On peut également penser que si les moyens de communication, comme par exemple les routes, progressent des liaisons plus fréquentes avec l’Union Européenne verraient le jour. En effet, il y a actuellement une ligne ferroviaire Berlin – Astana (Kazakhstan) mais le transport routier ne se fait pas encore par l’Asie Centrale. Si les conditions de transport s’améliorent les trajets seraient vraiment plus rapides.

Pour conclure, on peut dire que la réponse à la question posée au début de ce chapitre est oui. Oui, l’Asie Centrale a réussi son désenclavement. Elle peut dire oui au développement et à l’amélioration des conditions de vie et elle peut dire oui aux échanges internationaux.

Sites internet

http://www.visp.ch/admin/files/UpTables/medienliste/neat_fr.pdf, consulté le 7 mai 2009

* http://fr.wikipedia.org/wiki/Route_de_la_soie, consulté le 5 mai 2009

http://www.site-du-jour.com/dossiers/route-soie.html, consulté le 5 mai 2009

http://transpor2.epfl.ch/pagesPerso/pattersonFiles/cours_merdaral_presentation.pdfconsulté le 7 mai 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Iran, consulté le 5 mai 2009

http://histoire-geo.perrecy.info/spip.php?article99, consulté le 5 mai 2009

la Chine, disponible en ligne sur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation_chinoise, consulté le 5 mai 2009

http://fr.wikipedia.org/wiki/Afghanistan, consulté le 5 mai 2009

http://www.unescap.org/ttdw/index.asp?MenuName=AsianHighway, consulté le
5 mai 2009

Livres

* Gaël Raballand, 2005, L’Asie Centrale ou la fatalité de l’enclavement, Collection Centre-Asie, IFEAC- L’Harmattan, France

Images

http://www.centralasiatravel.com/images/central_asia_big.jpg, consulté le 10 mai 2009

http://www.centralasiatravel.com/francais/central_asia_map.html, consulté le 10 mai 2009

La Suisse encerclée par l’Union Européenne, disponible en ligne sur
http://www.ambafrance-uk.org/Geographie,9667.html, consulté le 10 mai 2009

la Route de la Soie, disponible en ligne sur
http://www.ambafrance-uk.org/Geographie,9667.html, consulté le 10 mai 2009

la Route de la Soie, disponible en ligne sur
http://www.advantour.com/fr/routesoie/index.htm, consulté le 10 mai 2009

http://transpor2.epfl.ch/pagesPerso/pattersonFiles/cours_merdaral_presentation.pdf, consulté le 7 mai 2009

http://www.unescap.org/ttdw/common/TIS/AH/maps/ah_map_2007.jpg, consulté le 8 mai 2009

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/gif/pakistan-3.gif, consulté le 12 mai 2009

http://www.mfe.org/Default.aspx?SID=8716, consulté le 12 mai 2009

Ouzbékistan

mai 14, 2009 in Asie centrale, Economie, Gaz, Ouzbékistan, Pétrole, géopolitique, politique by jcaggiano

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouzbékistan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 « O’zbekiston kelajagi buyuk davlat »

 

(L’Ouzbékistan est un futur grand Etat)


Table des matières

 

Le pays                                                                    page         2

Population                                                              page         3

Les principaux secteurs économiques                 page         3

Le commerce international                                  page         4

Les secteurs en développement                          pages     4-5

Gaz et pétrole                                                        page         6

L’Ouzbékistan garde son gaz pour la Russie        pages     6-7

Moins de livraisons de gaz pour le Tadjikistan      page         7

Autosuffisance énergétique pour le pays           page         7

Sources                                                                   page         8

 

 


Le pays

 

Ouzbékistan

entouré de ; Turkménistan, Kazakhstan, Tadjikistan, Afghanistan, Kirghizistan

Superficie

447′400 km2

Eau

4.9% de la superficie

Classement superficie

57ème mondial

Population

28′268′440 habitants

Densité

60 habitants/km2

Classement population

42ème mondial

Espérance de vie

64 ans

Taux d’alphabétisation

99.3%

Capitale

Tachkent

Président

Islom Karimov

Premier ministre

Shavkat Mirziyoyev

Ministre des Affaires Etrangères

Vladimir Norov

Indépendance

de l’URSS, le 1er septembre 1991

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouzb%C3%A9kistan

 

L’Ouzbékistan est membre de :

·               Organisation des Nations Unis (ONU ; organisation internationale pour faciliter la coopération dans les domaines du droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social et les droits de l’homme)

·               Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE ; organisation internationale pour favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest)

·               Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO ; organisation internationale qui contribue au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde)

·               Organisation Mondiale de la Santé (OMS ; organisation internationale pour amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible)

·               Organisation Mondiale du Tourisme (OMT ; organisation internationale dans le but de promouvoir et développer le tourisme en vue de contribuer à l’expansion économique, à la compréhension internationale, à la paix, à la prospérité ainsi qu’au respect universel)

 

 

 

 

 

 

Le 21 décembre 1991, le pays devient membre adhérent à la Communauté des Etats Indépendants (CEI) qui regroupe 12 des 15 anciennes républiques de l’URSS. Depuis le 27 janvier 2006, il fait partie de la Communauté Economique Eurasienne (CEEA ; coopération économique entre les Etats issus de la CEI).


Population

 

L’Ouzbékistan est le pays d’Asie centrale le plus peuplé. Les ouzbeks ethniques, peuple de langue turque, constituent officiellement près de 80% de la population. Les russes ethniques représentent la minorité la plus importante avec 6% (en constante diminution depuis le milieu des années 80). Les autres minorités sont constituées par les Tadjiks 5.5%, les Kazakhs 4%, les Tatars 4%, les Karakalpaks 1.9%, les Coréens 1.1% et ainsi que les Kirghizes et les Turcs meskhètes. L’essentiel de la minorité russe vit à Tachkent et dans les autres centres industriels. Les Tadjiks sont concentrés dans les cités historiques de Boukhara et Samarcande, Les Karakalpaks résident principalement dans la république autonome du Karakalpakistan.

 

La langue officielle du pays est l’ouzbek, parlée par 17 millions de personnes dans le pays (60% de la population). Le russe, principalement à Tachkent et dans les grandes villes, reste une langue importante de communication. Les langues tadjike et karakalpake sont également largement utilisées localement.

 

La religion musulmane est majoritaire (près de 90% de la population) en Ouzbékistan. Les autres religions représentées sont l’orthodoxie (9%), le judaïsme, le luthérianisme, le catholicisme et l’église baptiste. Le pays est officiellement laïc. 37% de la population ouzbek vit dans les villes, 63% à la campagne. Elle est essentiellement jeune et la population en âge de travailler représente seulement 54% du total.

 

Les principaux secteurs économiques

 

Indicateurs de croissance

2006

2007

2008

2009

2010

PIB (milliards USD)

17.03

22.31

26.62

32.24

37.19

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

+7.3

+9.5

+8.5

+7.5

+7.0

PIB par habitant (USD)

642.80

830.23

978.94

1′162.52

1′325.14

Production industrielle (en %)

+10.8

+12.1

+10.0

Production agricole (en %)

+6.2

+6.2

+6.0

Taux d’inflation (en %)

+14.2

+12.5

+14.5

+10.6

+9.5

Source : http://www.limousin-international.info/fr/fiches-pays/ouzbekistan/le-contexte-economique-et-politique

 

Le secteur de l’agriculture (primaire) représente environ 24.4% du PIB du pays avec la culture du coton, des céréales, des fruits et des végétaux. Le coton, la laine et la soie sont la base importante de l’industrie du textile de l’Ouzbékistan. Il se trouve que le pays a des ressources naturelles abondantes comme l’or, le charbon, le zinc, le cuivre et le tungstène. Pour ce qui est de l’or, c’est le 9ème plus grand producteur mondial. L’Ouzbékistan est aussi un producteur important de gaz et de pétrole.

 

Le secteur industriel (secondaire) représente environ le tiers du PIB avec la fabrication de machines, la métallurgie, la préparation industrielle des aliments, la fabrication de produits chimiques, les engrais et les matériaux de construction. Les principales ressources du pays restent l’or et le gaz.

 

Agriculture 24.4%                              Industrie 26.9%                                   Services 48.7%


Le commerce international

 

L’Ouzbékistan vend (par ordre décroissant de sa valeur) du gaz et du pétrole, de la fibre de coton, des minerais dont de l’or, des équipements divers, des services et des denrées de consommation dont des fruits et des légumes.

L’Ouzbékistan achète (par ordre décroissant de sa valeur) des machines et équipements divers, des produits chimiques et plastiques, des produits de consommation courante (beaucoup de farine), des métaux ferreux, non-ferreux et leurs fabrications ainsi que des services.

 

Le pays est très enclavé et il se tourne vers ses voisins pour ce qui est du commerce. Les échanges commerciaux extérieurs de l’Ouzbékistan avec la Russie, premier partenaire commercial, était de 20% pour le premier semestre 2008. Puis viennent ensuite le Kazakhstan avec 7.7%, l’Ukraine avec 7.1%, la Chine avec 6.2%, la Turquie avec 4.8% et la Corée du Sud avec 4.2%.

 

En 2007, les exportations du pays de fruits et légumes vers la Russie ont été multipliés par quatre. Les même exportations vers le Kazakhstan augmente aussi avec près de 700′000 tonnes en 2006 (valant USD 342 millions). La Chine s’intéresse de plus en plus à l’Ouzbékistan pour y vendre ses produits, pour acheter le coton et les textiles ouzbèkes mais aussi pour aider au bon fonctionnement de l’industrie textile du pays.

Le textile intéresse aussi une société turque qui s’investit dans la reprise de filatures de coton. Les autorités ouzbèkes annoncent que d’ici 2012, il est prévu de réaliser 79 projets pour un montant de USD 614.6 millions, pour pouvoir traiter 510′000 tonnes de fibre de coton.

 

En 2007, l’Ouzbékistan aurait vendu, au Kirghizstan, 850 millions de m3 de gaz naturel, 1.3 milliard de kWh et 1.56 milliard de m3 d’eau. Avec l’Inde, le commerce se développe ; 27 joint-ventures et 7 sociétés indiennes fonctionnent en Ouzbékistan. La création de nouvelles joint-ventures[1] est en vue dans les secteurs textiles, pharmaceutique, de l’extraction de l’or et des hydrocarbures.

 

Indicateurs du commerce extérieur

2003

2004

2005

2006

2007

Exportations des biens et services (croissance annuelle en %)

1.3

18.7

4.4

5.7

9.5

Importations de biens et services (croissance annuelle en %)

8.0

21.6

14.5

18.9

14.6

Exportations des biens et services (en % du PIB)

30.6

32.7

28.7

25.9

22.2

Importations des biens et services (en % du PIB)

37.3

40.2

37.9

37.5

32.6

Commerce extérieur (en % du PIB)

67.8

72.9

66.5

63.4

54.8

Source : http://www.limousin-international.info/fr/fiches-pays/ouzbekistan/le-contexte-economique-et-politique

 

Les secteurs en développement

 

La part de l’industrie dans le PIB de l’Ouzbékistan ne cesse de croître et est passée de 22% en 2006 à 28.5% en 2008. L’industrie pétrolière et gazière est devenue la plus importante, suivie de la métallurgie non-ferreuse, la construction de machines, le textile, la production d’électricité, l’alimentaire, la chimie et la pétrochimie. Tous ces secteurs se développent.

 

Il y a aussi l’industrie pharmaceutique qui devrait, d’ici à 2011, tripler sa production avec la remise en ordre de 39 entreprises. L’industrie de l’automobile se développe de plus en plus avec la fabrication et avec l’aide de General Motors et Daichi. Dans la cimenterie, ce sont 65 nouveaux chantiers qui seront ouvert d’ici à 20112. Et dans la vallée de Ferghana, c’est un nouveau réseau interrégional de distribution d’eau, d’une capacité de 38 millions de m3, qui va être mis en place en collaboration avec une entreprise chinoise.

 

Pour ce qui est de l’or, le pays dispose de la 4ème plus grande réserve prouvée au monde et produit une moyenne annuelle de 85 tonnes, ce qui classe le pays dans les 10 plus grands producteurs. L’industrie des hydrocarbures reste encore à exploiter car il y a 44 « blocs d’investissements » et seulement 21 sont exploités.

 

Les réserves du gaz sont très élevées ; 1.85 trillions de m3 selon British Petroleum ou 5.9 trillions de m3 selon Uzbekneftegaz. Le pays produit 63 milliards de m3 par an de gaz, il est le 14ème producteur mondial et le 3ème producteur de la CEI (après la Russie et le Turkménistan). Sur cette production, il y a 16 milliards qui sont exportés, essentiellement vers la Russie, le Kazakhstan, le Kirghistan et le Tadjikistan. Les réserves du pétrole sont évaluées à 818 millions de tonnes qui représentent 0.05% des réserves mondiales. La production est de 5 millions de tonnes par an, ce qui est insuffisant pour couvrir les besoins du pays. Donc la relance de la production est impérative, par le biais d’investissements massifs.

Le charbon revient en vogue dans l’alimentation des centrales thermiques, dont la part dans la production devrait passer de 4% en 2002 à 15% en 2010. Mais pour cela, la gigantesque mine à ciel ouvert d’Angren (87% de la production du pays ou 37.3 millions de tonnes) doit recevoir de gros investissements.

 

En valeur, le coton est avec l’or la principale production du pays, avec une production estimée de 3.7 millions de tonnes de coton brut et de 1.2 millions de tonnes de fil de coton. Dans le cadre du programme national de modernisation du secteur cotonnier, une trentaine d’usines obsolètes d’égrenages de coton ont été liquidées. Jusqu’en 2011, 66 entreprises textiles seront modernisées.

 

La production agricole s’oriente de plus en plus vers des produits visant à assurer l’auto suffisance alimentaire du pays, soit le blé, le riz, les fruits et les légumes. L’élevage de moutons et poulets est aussi en nette hausse, ceci explique les besoins croissants en eau (donc la situation de la mer d’Aral ne va pas s’arranger).

Gaz et pétrole

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Année

Gaz naturel-exportations

Rang mondial

Augmentation

2004

17′900′000

9

2005

17′900’00

10

0.00%

2006

6′500’000

20

-63.69%

2007

12′500’000

13

92.31%

2008

12′500’000

13

0.00%

 

Année

Réserves prouvées de pétrole

Rang mondial

Augmentation

2003

297′000’000

51

 

2004

297′000’000

51

0.00%

2005

297′000’000

53

0.00%

2006

600′000’000

42

102.02%

2007

600′000’000

42

0.00%

2008

594′000’000

46

-1.00%

 

L’Ouzbékistan garde son gaz pour la Russie (article du 9 novembre 2008, tiré de www.russie.net)

 

L’Ouzbékistan va continuer d’exporter essentiellement son gaz vers la Russie et ne veut pas chercher des clients alternatifs notamment en Europe, a déclaré Islam Karimov, le président de cette ex-république soviétique d’Asie centrale, qui entretient des relations difficiles avec l’Occident : « Nous exportons notre gaz uniquement vers la Russie. Et la Russie l’exporte ensuite où elle veut car nous n’avons qu’un seul gazoduc datant de la période soviétique ».

 

« Lorsqu’on parle de la sécurité énergétique de l’Europe et d’exportation de gaz d’Asie centrale vers l’Europe, cette question n’est pas dans les plans de l’Ouzbékistan », a déclaré M. Karimov à l’issue de pourparlers à Tachkent (capitale de l’Ouzbékistan) avec le président bulgare Guéorgui Parvanov.

 

Il a jugé que ces voies d’exportations alternatives étaient « hors de portée » de l’Ouzbékistan, un pays sans accès à la mer et frontalier de quatre pays d’Asie centrale (Kazakhstan, Turkménistan, Kirghizstan et Tadjikistan) et de l’Afghanistan.

 

Le président bulgare effectue une visite de trois jours en Ouzbékistan, notamment pour promouvoir le Nabucco, un gazoduc de 3′300 km qui doit contribuer à l’approvisionnement vers l’Europe de gaz issu de la Caspienne, en évitant le territoire russe. Il doit passer par la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie pour aboutir en Autriche.

 

Le président ouzbek a indiqué que son pays exportait annuellement 17 milliards de m3 de gaz, un montant qui devrait atteindre 25 milliards dans les années à venir. Tachkent exporte aussi un peu de gaz vers ses voisins tadjiks, kirghiz et kazakhs.

 

L’Ouzbékistan doit cependant devenir, comme le Kazakhstan, une terre de transit pour le gaz du Turkménistan qui construit un gigantesque gazoduc vers la Chine.

 

Moins de livraisons de gaz pour le Tadjikistan

 

Etant donné que la société gazière Tajiktransgaz a des impayés envers l’Ouzbékistan, ce dernier a décidé de diviser par deux ses livraisons de gaz au Tadjikistan.

 

La principale des raisons est la dette croissante pour le gaz qui est déjà de 18 millions de dollars (12.3 millions d’euros). Une partie de cette dette, 8 millions de dollars, concerne le mois de janvier 2009. Et l’Ouzbékistan va réduire progressivement ses livraisons ; le Tadjikistan reçoit 45′000 m3 par jour et cela va être réduit à 20′000 m3. Cette république d’Asie centrale est la plus pauvre d’ex-URSS et elle est confrontée tous les ans, en hiver, à une crise énergétique. Dans la plus grande partie du pays, l’électricité est disponible au maximum deux heures par jour.

 

Le gaz ouzbek représente 95% de la consommation gazière tadjike. Mais ces deux pays ont des relations difficiles à cause de problèmes énergétiques, sur les approvisionnements en eau et sur des problèmes d’ordre historique et culturel.

 

Autosuffisance énergétique pour le pays

 

L’agriculture ouzbèke est potentiellement riche grâce aux surfaces cultivables qui sont surtout dans la vallée du Ferghana, autour de Tachkent, Samarcande et ainsi que dans le Sud. La culture du coton représente environ 70% de l’activité économique du pays. Et même si les résultats ne sont toujours pas à la hauteur des efforts et des investissements consentis, le pays a néanmoins considérablement diminué sa dépendance alimentaire grâce à la diversification de ses cultures. Depuis la proclamation de l’indépendance, les autorités ont privilégié le développement de l’exploitation pétrolière et de la production de produits pétroliers dérivés pour ne plus dépendre de la Russie. C’est surtout avec le gisement de Kokdoumalak 8dans la région de Boukhara) qui a permis une augmentation du volume de la production nationale d’hydrocarbures.

 

En matière de produits pétroliers, l’Ouzbékistan satisfait déjà l’essentiel de sa consommation et importe seulement de Russie et du Kazakhstan quelques centaines de milliers de tonnes de produits raffinés. L’essentiel de sa consommation est assuré par la raffinerie de Fergana, d’une capacité de raffinage de l’ordre de 8.6 millions de tonnes par an. De plus, le pays produit désormais plus de gaz naturel que le Turkménistan. Aussi, elle exporte une dizaine de milliards de m3 dans les Etats voisins. Mais l’Ouzbékistan souffre néanmoins de l’attraction de ses voisins dans le secteur énergétique.

 

Les perspectives commerciales sont encore considérables pour l’Ouzbékistan tant dans le domaine de l’extraction (les réserves prouvées sont de 527 millions de tonnes de pétrole et de 2007 milliards de m3 de gaz) que dans celui de la transformation du gaz.


Sources

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ouzb%C3%A9kistan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies

http://fr.wikipedia.org/wiki/OSCE

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies_pour_l%27%C3%A9ducation,_la_science_et_la_culture

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_de_la_sant%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_du_tourisme

http://www.limousin-international.info/fr

http://www.diplomatie.be/fr/pdf/ouzbekistanfr09102008.pdf

http://www.colisee.org/article.php?id_article=1833

http://indexmundi.com/fr/ouzbekistan/petrole_reserves_prouvees.html

http://indexmundi.com/fr/ouzbekistan/gaz_naturel_exportations.html

http://www.russie.net/article4555.html

http://www.romandie.com/infos/news2/090212093415.1o65ill4.asp

http://89.202.136.71/rap/r97-412/r97-41254.html

http://www.crayons.be/images/accueil/accueil4.gif


[1] Terme anglais désignant un projet entre deux ou plusieurs entreprises ou entre pays.

Expert: Politique et Militaire

mai 14, 2009 in Asie centrale by mnicoletta

Politique et Militaire

 

 

 

Marianne Nicoletta

MPC+1
Table des matières

 

 

Introduction

 

1.            OTAN

a.          En Afghanistan

b.         Autres pays de l’Asie centrale

 

2.            Pacte de Shanghaipage

 

3.            Trafic de drogue

 

4.            Guerre en Afghanistan

 

5.            Terrorisme

 

Source

 

Glossaire
Introduction

 

Depuis 1991 les pays formant l’Asie centrale sont indépendants, donc actuellement chaque pays a sa propre politique. C’est ainsi que chacun gère différemment les conflits ou les partenariats avec d’autres pays.

 

 

1.        L’OTAN

L’Otan est une organisation politico-militaire crée en 1949 suite aux négociations entre divers pays plutôt industrialisés tel que les Etats-Unis, l’Europe etc…Son but est un peu similaire à celui de l’Onu car il vise à assurer la paix. Actuellement, l’Otan compte 28 Etats membres, c’est une grande organisation et aussi le principal adversaire du Pacte de Shanghai, on peut d’ailleurs remarquer que les relations entre l’Otan et le Pacte de Shanghai sont difficiles suite à divers actes. Par exemple lorsque que l’Otan avait bombardé en 1999 l’ambassade chinoise en disant que c’était un accident.

 

De plus, les relations entre les Etats-Unis et la Russie s’annonceraient difficiles pour les prochaines années étant donné que la Russie chercherait à affaiblir l’Otan. Les événements en Géorgie ainsi que l’arrêt temporaire de l’approvisionnement en gaz naturel démontrent que la Russie n’essaie pas d’instaurer un bon climat. Selon l’Otan la Russie voudrait affaiblir la solidarité Européenne et réduire l’influence américaine.

 

 

a)      En Afghanistan

En Afghanistan l’Otan aide les autorités afghanes à instaurer une stabilité et une gestion efficace des affaires, cette opération se fait par l’intermédiaire de la FIAS (force internationale d’assistance à la sécurité) qui agit sous mandat de l’ONU. Il y a actuellement 50’000 hommes en Afghanistan venant de 42 pays.

 

Le but est aussi de permettre au pays de retrouver un climat de paix et de faire cesser la guerre qui est présente depuis trop longtemps. Et par la suite de permettre une reconstruction du pays.

 

 

b)      Autres pays de l’Asie-centrale

Pour les autres pays d’Asie-centrale, aucun n’est membre de l’Otan mais cela n’empêche pas les dialogues. Entre l’Ouzbékistan et l’Otan les relations sont plutôt bonnes, car l’Ouzbékistan a coopéré à plusieurs reprises notamment concernant la guerre en Afghanistan (par exemple : des soldats Allemands ont utilisés des aérodromes en Ouzbékistan). A ajouter à cela, le pays reste l’une des principales voies de passage pour le transport de l’aide humanitaire pour l’Afghanistan.

 

Concernant le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan ceux-ci disposent de partenariat pour la paix avec l’Otan et ces pays soutiennent aussi la guerre contre le terrorisme en Afghanistan. Pour le Turkménistan il y a aussi un partenariat de paix mais étant donné que le pays est en neutralité permanente, il ne met pas de force armée à disposition d’éventuelles opérations de l’Otan.

 

2.        Le pacte de Shanghai (SCO Shanghai Cooperation Organization)

Le pacte de Shanghai qui regroupe la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, est un organisme qui a un but purement défensif. Ce pacte, qui fut fondé en 2001, lutte ainsi contre le terrorisme. On peut le définir comme une organisation militaire commune qui fait contre-pouvoir à l’OTAN. D’autres buts tels que l’amélioration de la confiance mutuelle et de la coopération entre les Etats-membres ont étés annoncés par l’organisation.

 

En 2008, il y eu un sommet de la SCO à Douchanbé au Tadjikistan, l’enjeu principal de cette rencontre était de définir le rôle de l’organisation au sein du monde et d’entreprendre une coopération en matière de sécurité avec les états et organisations éventuellement intéressé par un partenariat.

 

 

3.        Trafic de drogue

En Asie centrale, on peut vraisemblablement dire que le trafic de drogue est très présent, l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan sont les principaux producteurs, on les nomme ainsi le Croissant d’Or.

 

Parmi ces pays, le plus grand producteur reste l’Afghanistan qui cultive et exporte de l’opium (près de 87% de la production mondial en 2005). La raison de ce trafic en Afghanistan est que le pays est très pauvre est que beaucoup de paysans peuvent vivre grâce à la culture du pavot.

 

Un autre problème est que les frontières communes du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan et du Turkménistan avec l’Afghanistan laissent passer illégalement le narcotrafic pour ainsi rejoindre les marchés noirs russes, européens et même chinois. Ce trafic reste une source de financement pour le terrorisme de l’Asie centrale.

 

Le Tadjikistan est avec l’Afghanistan un des principaux producteurs, mais on peut aussi relever un très grand nombre de toxicomanes qui a augmenté de 60% depuis 2000.

 

 

Pourquoi le trafic de drogue est-il plus développé en Afghanistan et au Tadjikistan ?

 

§               Pour l’Afghanistan la production de pavot était présente déjà avant la guerre soviéto-afghane mais à partir de 2001 (guerre) la production a largement augmenté car l’Afghanistan est un pays très pauvre, il n’offre pas beaucoup de travail et c’est ainsi que la population trouve le moyen de gagner de l’argent simplement en cultivant des pavots. Donc une des solutions pour faire diminuer la production d’opium en Afghanistan serait d’abord de faire baisser le taux de chômage et de réduire la pauvreté. L’Otan agit aussi contre le trafic de drogue et contribue à la formation de forces afghanes qui apparemment ne disposaient pas de moyens adéquats.

 

 

§               Le Tadjikistan est une voir majeur où passe les trafiquants. Après avoir été produit en Afghanistan, l’opium transite par ce pays car c’est pratiquement la seule voie ouverte, comme l’Irak est fermé par la guerre et le Pakistan a beaucoup d’obstacle à la sortie du pays. De plus, le Tadjikistan est un Etat très autoritaire mais malheureusement corrompu et son administration est très balbutiante. C’est pourquoi le blanchiment de l’argent de la drogue peu se faire sans obstacle.

 

 

4.        Guerre en Afghanistan

En 2001, l’opération militaire Enduring Freedom a été lancée en Afghanistan suite aux attentats du 11 septembre, et depuis ce jour il y a dans le pays une présence militaire américaine comptant plus de 3000 soldats.

 

Le but de cette mission était de renverser le gouvernement taliban et de débusquer les membres d’Al-Qaïda, tel qu’Oussama Ben Laden. On peut d’ailleurs dire que c’était la guerre contre le terrorisme.

 

La guerre est toujours actuelle et fait chaque année des centaines de mort. Les Talibans semblent être plutôt résistants mais selon le nouveau président américain Barack Obama cette guerre devra continuer car Al-Qaïda représente toujours une menace.

 

 

5.        Terrorisme

Le terrorisme est très présent en Asie centrale, plus particulièrement Al-Qaïda, qui est une organisation terroriste ou mouvement fondé par Abdullah Yusuf Azzam en 1987. Oussama Ben Laden est membre de ce mouvement et il est accusé par les Américain comme étant le planificateur des attentats du 11 septembre 2001. Depuis ce jour l’Otan en collaboration avec d’autre pays essaie de lutter contre le terrorisme.

 

 

 


Sources

 

Site internet :

 

Réseau national CIRDD

http://www.toxibase.org

http://www.toxibase.org/Pdf/Revue/dossier_traficafghanistan_2002.pdf

Organisation du traité atlantique nord

http://www.nato.int/home-fr.htm

http://www.nato.int/issues/afghanistan/index-fr.html

La Revue de Téhéran, la guerre et l’opium

http://www.teheran.ir

http://www.teheran.ir/spip.php?article891

 

 

 

Institut d’études Internationales de Montréal

http://www.er.uqam.ca/

http://www.er.uqam.ca/nobel/ieim/IMG/pdf/_BULL_84_CEPES.pdf

 

 

Le Pacte de Shanghai et l’esprit d’à-propos

www.dedefensa.org

http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2810

 

 

Rue 89, Le Tadjikistan une voie majeur au trafic de drogue

www.rue89.com

http://www.rue89.com/philippe-madelin/le-tadjikistan-une-voie-majeure-du-trafic-de-drogues

 

 


Glossaire

 

Taliban : « étudiant » ou « chercheur » qui adhère à un mouvement fondamentaliste musulman qui est originaire d’Inde et qui s’est répandu au Pakistan et surtout en Afghanistan en octobre 1994.

 

 

Opium : préparation psychotrope obtenue à partir du latex du pavot somnifère. Ses effets provoquent notamment une somnolence chez le consommateur. L’opium permet de produire de la morphine et de l’héroïne.

 

La production est en 2006 principalement localisée en Afghanistan. Après une forte baisse en 2001 en raison de l’interdiction de sa culture par les talibans, la production est revenue à la “normale”.

 

 

Al-Qaida : Organisation terroriste, mouvement fondé par Abdullah Yusuf Azzam en 1987. Bien qu’Al-Qaida soit le nom le plus communément utilisé, le groupe s’est exprimé en 2003 sous le nom de Qaïda Al-Jihad, « la base du jihâd ». Oussama Ben Laden est membre de ce mouvement qui est aussi accusé d’avoir planifié les attentats du 11 septembre 2001.


by mpidoux

Géopolitique de l’Asie centrale – L’Iran

mai 14, 2009 in Asie centrale by mpidoux

 

 

 

Géopolitique de l’Asie centrale

  

 

 

 

 

 

L’Iran 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marc Pidoux

 

 

 

 

 

 

 

 

MPC +1

 

 

 

 

 

Table des matières

 

 

 

 

Introduction                                                            Page 3

 

 

 

Culture, nationalités, langues, religions            Pages 3-4

 

 

 

Le nucléaire                                                      Pages 4-5

 

 

 

Ecologie, eau – La Caspienne                               Page 5

 

 

 

Gaz et pétrole                                                   Pages 6-7

 

 

 

Politique et militaire                                               Page 7

 

 

 

Transport                                                               Page 8

 

 

 

Sources                                                           Pages 9-12

 

 

 

 

Introduction

Mon choix s’est porté sur l’Iran car je voulais m’intéresser surtout à leur problème de nucléaire. Au fil du temps, j’ai vu aussi que ce pays avait un certain enjeu à propos de la mer Caspienne et de son problème de gaz et de pétrole. Ce sont donc les sujets auxquels je me suis consacré le plus et où j’ai trouvé le plus d’informations notamment grâce à l’alerte Google qui me permettait d’être toujours informé de l’actualité iranienne.

Le dossier comprend donc une partie sur quelques informations générales sur l’Iran puis je parlerais du programme nucléaire iranien qui fâche la plupart des gouvernements notamment les Américains mais aussi les Européens. Ensuite, je m’attaquerais aux problèmes de la Caspienne. Premièrement, à son statut juridique qui n’était pas encore été vraiment clarifié, et la relation de l’Iran avec les autres pays bordant cette mer. Par la suite, je parlerais encore de la Caspienne mais pour son problème de gaz et de pétrole avec les projets d’oléoducs et de gazoducs. Autre problématique récurrente, c’est le cas de l’Afghanistan et le rôle clé de l’Iran pour la paix et la reconstruction de ce pays. Je finirais sur une brève explication des problèmes de transport entre l’Iran et les pays d’Asie centrale.

Culture, nationalités, langues, religions

L’Iran est un pays d’Asie occidentale. Il a pour capitale Téhéran, la plus grande ville, à celle-ci s’ajoute 4 autres grandes villes : Mashhad, Ispahan, Tabriz et Shiraz. 30 provinces divisent le pays sur un territoire avoisinant 1′500’000 mètres m2. Chaque province est divisée en départements, eux-mêmes divisés en cantons. Ce pays est très montagneux avec un point culminant à 5′671 mètres, le Damãvand, dans la chaîne montagneuse de l’Alborz. Ses pays limitrophes sont l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, la Turquie, l’Irak, le Pakistan et l’Afghanistan. Il est également entouré de la mer Caspienne, du golfe Persique et du golfe d’Oman.

Quant aux habitants, ils sont environ 71 millions regroupant près de 80 ethnies différentes. Ces dernières sont le plus souvent d’origine indo-européenne ou turque. Les principaux groupes ethniques sont les Persans, les Azéris, les Gilakis/Mazandaranis et les Kurdes. La langue officielle, le persan, est comprise par la majorité des iraniens mais le kurde et le baloutchi sont les deux autres langues fréquemment parlée par les habitants.

Côté religion, 89% de la population appartient à l’islam chiite duodécimain. Qom est un des centres théologiques chiites les plus influents du monde. Quant aux sunnites, ils ne représentent que 9% des habitants. Les autres minorités sont les juifs, les baha’is, les chrétiens et les zoroastriens. A cause de la grande majorité chiite, les autres religions n’ont que très peu, voir aucune place au siège du Parlement.

La culture iranienne est très riche en musique, en poésie, en art, en philosophie et en traditions. Beaucoup d’iraniens pensent même que c’est grâce à cette culture qui a permis à leur civilisation de survivre à des milliers d’années d’agitation. Le respect des anciens et l’hospitalité sont des caractéristiques du peuple iranien.

Le nucléaire

L’Iran voit en cette énergie un moyen de diversifier les possibilités. Il veut se doter de l’arme nucléaire à des fins civiles donc pour la production d’électricité pour plus d’exportation pétrole et gaz naturel mais le groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) ont peur et ne veulent en aucuns cas que l’Iran se dote de cet armement. Ces pays pensent plutôt que l’Iran la veule pour des raisons militaires. Les ouvertures au dialogue ne manquent pas mais l’Iran refuse tant que le groupe des Six ajoute à sa proposition, l’arrêt de son programme nucléaire. Ce n’est pas en plus, le journal « New York Times » qui a arrangé les affaires. En effet, le 14 avril dernier, ils ont proclamé que les Etats-Unis ne voulaient plus faire affaire avec l’Iran, ce qu’a démenti, par la suite, Hilary Clinton. Barack Obama laisse le choix à l’Iran d’abandonner son projet nucléaire et ainsi promettre un meilleur avenir pour le peuple iranien ou si l’Iran décide de continuer son plan, il serait sanctionner sévèrement.

Mais pourquoi interdire l’Iran d’avoir l’arme nucléaire alors que d’autres pays l’ont aussi ? En tous les cas, la position, quant à l’approvisionnement en uranium, ne devrait pas changer quel que soit le vainqueur de l’élection présidentielle du mois de juin prochain. Mais il faut aussi que de son côté, la Russie livre les missiles sol-air russes S-300 qui permettraient de défendre des sites sensibles en Iran. La Russie attend l’évolution de la situation internationale car comme Téhéran est en train d’améliorer les relations avec les Américains, cela ne plait pas à la Russie qui voit juste en ces futures bonnes relations irano-américaines un prétexte pour avoir un libre accès en Asie centrale, région qui est à l’origine d’une grande partie des revenus gaziers de la Russie. Les Américains, de leur côté, sont prêt à continuer à soutenir le projet de bouclier anti-missile en République Tchèque, pour un système de radars et en Pologne, pour l’installation de 10 intercepteurs contre la menace potentielle iranienne envers l’Europe, ce qui réjouit les pays européens de l’OTAN. D’autres installations sont déjà en place en Alaska et en Californie pour la défense du territoire américain.

Autre informations diverses à propos de ce sujet, au Canada, la police a interpellé et inculpé un homme qui tentait d’exporter vers l’Iran des systèmes capables de produire de l’uranium.

Le président israélien, Shimon Peres, a affirmé que la Chine pourrait jouer un rôle important quant à l’interdiction à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.

Concernant l’Asie centrale, le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev a proposé de mettre en place une banque mondiale du combustible nucléaire. Ce projet placerait toutes les activités d’enrichissement d’uranium sous contrôle international.

Ecologie, eau

 

La Mer Caspienne

 

Pour commencer, il est important de signaler les cinq pays riverains de cette mer : la Russie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Turkménistan et bien sûr l’Iran. Actuellement, l’enjeu principal de la Caspienne est le pétrole.

Jusqu’à la chute de l’URSS, en 1991, la Caspienne n’était contrôlée que par la Russie et l’Iran selon le traité de 1921 mais après la chute de l’empire soviétique apparurent les trois nouveaux pays, cités plus haut. Cela allait bouleverser le sujet de la Mer Caspienne. Il est aussi utile de préciser que le statut de la Caspienne n’est pas clairement défini. En effet, si la Caspienne est considérée comme un lac, l’utilisation des ressources ne peut se décider qu’à l’unanimité des pays riverains et les richesses offshores sont réparties en cinq parts égales. Dans le cas, où la Caspienne est vue comme une mer, cela change totalement la donne car dans ce cas, chaque pays se voit octroyer des zones allant jusqu’à 22 km dont il est libre d’exploiter les ressources. Chaque pays essaie donc de choisir le statut qui leur offre le plus d’avantages. Pour l’Iran c’est une mer.

L’Iran possède de très bonnes relations avec le Turkménistan car ce dernier a besoin de l’Iran pour lutter contre son problème de désenclavement et l’Iran a besoin du Turkménistan pour des relations éventuelles avec l’Asie centrale pour l’exportation de pétrole et/ou de gaz.

Les relations avec le Kazakhstan sont un peu distantes. D’une part, l’éloignement géographique mais aussi le président kazakh a peur que de trop bonnes relations avec l’Iran puissent amener l’islamisation déjà que les confrontations interethniques au Kazakhstan sont rudes.

Malgré l’initiative de février 1992, d’une création d’une organisation régionale pour répondre à plusieurs questions concernant la Caspienne (le régime juridique de la mer, la protection de l’environnement, la conservation et l’exploitation des ressources biologiques, la protection et l’exploitation des ressources minérales (pétrole et gaz), la navigation et les questions portuaires, les recherches et études maritimes (y compris l’étude des variations du niveau de la mer), il n’y a pas eu de véritables réponses aux questions notamment pour le statut juridique.

 Gaz et pétrole

Un autre problème est également d’actualité concernant la Caspienne, c’est les réglementations pour le passage du pétrole à travers les oléoducs. Pour les trois « nouveaux » pays (Turkménistan, Azerbaïdjan, Kazakhstan), ils doivent essayer de se faire connaître pour vendre leurs nouvelles richesses énergétiques mais ils n’ont pas beaucoup de moyens financiers pour la construction d’oléoducs et de gazoducs mais il pourrait s’allier à l’Iran ou la Russie pour les aider.

Il existe plusieurs solutions pour le transport des ressources de cette mer : La route du Nord, la route méditerranéenne, la route du Sud mais la route du Nord ne concerne pas l’Iran. La route méditerranéenne prévoit de passer par l’Iran si les Etats-Unis le veulent bien. Quant à la route du Sud, elle devrait également passer par l’Iran à moins que le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan se mettent d’accord et construise un pipeline jusqu’à l’océan indien mais ceci est très peu probable. Cette route pourrait intéresser les trois pays cités au début du premier paragraphe de ce sujet. Etant un exportateur et un producteur de pétrole et de gaz, l’Iran serait prêt à importer du pétrole d’Asie centrale et d’Azerbaïdjan pour leurs propres besoins et d’exporter la même quantité de pétrole en Europe et par le Golfe Persique pour ces pays mais l’Iran et la Russie ne sont pour l’instant pas d’accord d’importer du pétrole et du gaz kazakh et turkmène car les normes écologiques ne sont pas respectées et le statut de la Caspienne n’est toujours pas déterminée. Grâce à la valorisation de la route du Sud, l’Iran pourrait se positionner comme grand exportateur et producteur de pétrole et de gaz mais également comme pays de transit. Il faut préciser encore que l’Iran est le seul pays à border à la fois la Caspienne et le golfe Persique. La route du Sud pourrait être renommée « la nouvelle Route de la soie » permettant d’échanger des informations, des biens, des personnes et de l’énergie dans les deux sens. Malheureusement, ces projets sont coûteux et nécessite beaucoup de soutien. De plus, il faut que les relations américano-iraniennes soit excellentes sinon ces projets deviendraient impossible. L’Iran doit donc accepter la main tendue par les Américains et se verrait propulsée dans les grandes puissances du monde et ainsi ne plus être isolé et par la même occasion, améliorer les tensions en Afghanistan et l’Irak.

L’Iran a des choix importants à faire pas seulement avec les Etats-Unis mais avec les Européens qui veulent avoir d’autres sources d’approvisionnement en pétrole que les russes. L’Europe se tourne donc vers l’Iran qui doit bien réfléchir aux conséquences de leurs actes car pour l’instant, il s’entende très bien avec les russes mais ces derniers ne sont pas d’accord que l’Europe Occidental se tourne vers un autre pays. L’Iran a donc peur de fâcher la Russie et qu’une guerre russo-iranienne éclate.

 

Quant aux gaz, le réseau iranien passe déjà par l’Azerbaïdjan et passe près des frontières turkmènes et turques. En janvier 2008, l’Iran a signé un énorme contrat gazier avec Edison. En effet, l’Iran a proposé un contrat Buy-back, ce qui signifie que pour un montant fixe, Edison peut extraire la quantité de gaz qu’il souhaite. Le prix du gaz est donc très bas. Edison aurait acheté 148 milliards de mètres cubes pour environ 30 millions d’euros soit moins de 0.5 dollar les mille mètres cubes de gaz ! (voir prix du gaz actuel). Lors de cette même période, un incident a lieu entre la marine américaine et des navires iraniens au détroit d’Ormuz où transite 40% de la production mondiale de pétrole. Les iraniens s’installent à l’est du détroit d’Ormuz et n’hésiteront pas utiliser cet alibi pour se défendre.

Actuellement, l’Iran est le quatrième producteur de pétrole mondial et le deuxième exportateur de l’OPEP. Il possède également la deuxième plus grande réserve de gaz naturel et il en est le sixième producteur.

Politique et militaire

L’Iran est considéré comme le pays incontournable pour la paix et la sécurité en Afghanistan. Ce qui a réjouit et surpris tout le monde, c’est la présence du vice-ministre iranien des Affaires étrangères à la conférence sur l’Afghanistan le 31 mars dernier à La Haye, regroupant 90 pays. Cette participation de l’Iran pourrait remettre l’Afghanistan au centre des préoccupations car ce pays a été plongé dans le chaos le plus total depuis 7 ans. La formation de 134′000 soldats et de 82′000 policiers est envisagée d’ici 2020 pour notamment combattre le trafic de drogue qui sévit actuellement en Afghanistan même si pour l’Iran, la présence militaire étrangère n’a pas amélioré les choses jusqu’à présent et le renforcement des troupes ne les amélioreront surement pas à l’avenir. Dissoudre Al-Qaeda et de faire de ses membres des personnes prêtes à reconstruire le pays en développant l’agriculture et ainsi renommer à nouveau l’Afghanistan, le jardin de l’Asie centrale ou encore construire de nouvelles infrastructure, sont également des projets primaires. L’Iran et plus particulièrement le chef adjoint de la diplomatie iranienne, Medhi Akhundzadeh, s’est dit à aider à les réaliser. M. Akhundzadeh est un expert de l’Asie centrale et a demandé aux autres pays limitrophes de l’Afghanistan de s’associer pour la recherche d’une solution politique.

L’OTAN encourage l’Iran à aider l’Afghanistan après leurs premiers entretiens secrets du 9 mars dernier. Ces deux pays ainsi que le Pakistan devraient se rencontrer tous les mois à compter du mois d’avril.

 

  

Transport

La Russie souhaite relier plusieurs pays d’Asie centrale par voie ferroviaire. Une liaison est prévue entre l’Iran, l’Azerbaïdjan et la Russie et une autre connecterait l’Iran, le Turkménistan, le Kazakhstan et la Russie. Les relations commerciales entre l’Iran et le Kazakhstan sont très bonnes.

Le président iranien, M. Ahmadinejad et le président kazakh, M. Nazarbaïev, se sont rencontrés durant le mois d’avril dernier pour discuter des droits de pêche sur la mer Caspienne dont la population d’esturgeons est en menace d’extinction en raison de son exploitation pour le caviar noir. M. Nazarbaïev a demandé au président iranien de s’intéresser au potentiel de la future voie de chemin de fer entre l’Iran, le Turkménistan, le Kazakhstan et la Russe (Uzen’ – Gyzylgaya – Bereket – Etrek – Gorgan).

 

Sources

Sources télévisuelles :

Journaux TSR du 20, 21, 31 mars et du 20 avril 2009

 

Sources journalistiques :

 

Journal L’Hebdo n° 16 du 16 avril 2009, pages 30-33

 

Sources internet :

ü      http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h8zZucaTzmt_snWfws8kF5Tso1ew

ü      http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/15/content_858561.htm

ü      http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/01/content_849235.htm

ü      http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/15/content_858660.htm

ü      http://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_les_%C3%89tats-Unis_et_l’Iran

ü      http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-05-07/nucleaire-iranien-berlin-veut-reduire-ses-liens-commerciaux-avec-teheran/920/0/341167

ü      http://www.voltairenet.org/article159805.html

ü      http://fr.euronews.net/2009/04/27/manouchehr-mottaki-ministre-iranien-des-affaires-etrangeres/

ü      http://www.lepoint.fr/presidentielle-americaine/2009-03-21/regardez-le-message-historique-d-obama-a-l-iran/1781/0/327488

ü      http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090418.OBS3817/israel_se_dit_pret_a_attaquer_les_installations_nucleai.html

ü      http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200903/22/01-839020-iran-layatollah-khamenei-veut-montrer-quil-reste-aux-commandes.php

ü      http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/proche-orient-l-iran-ne-veut-que-la-paix-22-04-2009-345621.php

ü      http://www.slate.fr/story/3825/isra%C3%ABl-bombardera-liran

ü      http://www.iloubnan.info/economie/actualite/id/32879/liban/Activation-d-un-pr%C3%AAt-iranien-de-45-millions-d-euros-pour-le-Liban

ü      http://www.lefinancier-dz.com/Energie/19.html

ü      http://www.iran-resist.org/article2408

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by ejohr

Le Turkménistan

mai 13, 2009 in Asie centrale, Gaz, Pétrole, Turkménistan by ejohr

  Conférence sur l’Asie centrale

   

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 Le Turkménistan

 

 

Jöhr Elodie

Mars-Mai 2009

 

Table des matières

  

Présentation

 Gaz et Pétrole

  • Les Pipelines
  • Les enjeux.

 L’écologie

  • L’eau
  • Les déchets
  • La pollution

Politique et militaires

  • Politique
  • Organisation
  • Militairement

Transport

  • Le train
  • La route
  • L’avion et le bateau

Conclusions

Sources

  • Site Internet
  • Image

 

 

Présentation

 

Le Turkménistan est une république d’Asie centrale. Il est entouré du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, de l’Afghanistan et de l’Iran. Le Turkménistan a une superficie de 488′100 km2, qui est répartie en cinq provinces : Ahal, Balkan, Daşoguz, Lebap et Mary. Sa capitale Achgabat est la plus grande vielle du pays avec 574′000 habitants.

 

Ce pays est peuplé de 5 millions d’habitants, qui sont en large majorité des Turkmènes (85%) puis vient les Ouzbèks avec (5%) et les Russes avec (4%). La langue nationale est le Turkmène. Bien que la religion Musulmane aie été interdite durant l’ère soviétique, les Turkmènes pratiquent l’Islam.

 

Le Turkménistan est une république a parti unique de puis sont indépendance en 1991. Son présidant actuelle est Gurbanguly Berdimuhammedov. Le Turkménistan est politiquement très isolé.

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Gaz et Pétrole

 

 

Le Turkménistan a un sol très riche en gaz et en pétrole.

 Depuis le 13 octobre dernier, le pouvoir en place a fait estimé deux gisements gazier, ceux de Yolotan-Osman sud et de Yashlar, par la Firme britannique de Cousultans-experts Gaffney. Le gisement de Yolotan-Osman est estimé entre 4 et 14 billions de m3. Ce qui propulse ce gisement en 4ème position au niveau mondial. Le Turkménistan est considéré comme le 2ème producteur de gaz au monde.

 

Les Pipelines

Au Nord-est (Kazakstan-Chine)

Le projet de construire un Gazoduc reliant le Turkménistan à la mer Jaune en passant par le Kazakhstan et la Chine. Il serait long de 6′700 km.

  

A l’Est (Turkménistan-Chine)

Le Gisement de Gaz de Mary serait relié par un gazoduc à Alashakou en Chine. Suite à sa mise en service qui aura lieu à la fin de l’année 2009, il acheminera 40 milliards de m3 vers la chine.

 

 Au Sud-est le “TAP” (Turkménistan-Pakistan)

Un projet de gazoduc qui traversera le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan, bien avancé grâce aux accords signé entre différentes compagnie (Unocal, Delta ; Gazprom et Turkmenorsgaz) ainsi entre les pays concernés. Il comptera 1′900 Km et dont le coût est estimé à 2.5 milliards de dollars.

2008 reprise des négociations pour que le TAP devienne “TAPI” (Turkménistan-Pakistan-Inde)

 

 

Au Sud le “NIOC”

Pipeline (NIOC) “national. Iranian ole commpany” à été mis en service en décembre 2007. Il relie le Turkménistan à l’Iran qui à en grande partie financé sa construction. Le pipeline a une capacité de 12milliards m3 par an et est long de 144km. Sa mise en servie a signé la fin du monopole Russe pour le gaz et le pétrole.

 

Au Sud-ouest (Turkménistan Autriche)

Il y a deux possibilités :

C’est de partir de Turkmènbasy de créée le “Transcaspien” qui passerait sous la mer Caspienne pour rejoindre Bakou. Puis d’employer le gazoduc “BTE” déjà existant jusqu’à Erzurum. Et pour finir il emprunterait le projet “NABUCCO“.

Mais il pourrait également partir de Turkmènbasy en direction de Naka puis Tabriz ce qui le ferait contourner la mer pour rejoindre Erazurm et suivre le même tracé en direction de l’Autriche.

Nabucco est un projet européen, long de 3′500Km qui relirait Erzurum, en Turquie à Baumgarten, an Der March en Autriche à travers la Bulgarie, Roumanie et la Hongrie. Il est entièrement financé par des apports privés.

 

Le Transcaspien a deux possibilités :

Il traverse la mer caspienne de Turkmènbasy en Turkménistan à Bakou en Azerbaïdjan. Ce “Pipe” (gazoduc/oléoduc) permettrait d’évacuer le gaz turkmène. Mais le projet est compromis car les Russes et les Iraniens s’y opposent. Ils n’ont pas intérêt à ce que les Européens aient un accès direct à au  gaz turkmène.

Le tronçon alternatif qui passerait en Iran est envisagé, mais cette hypothèse irrite beaucoup la susceptibilité américaine.

 

 

Au nord “Le Caspien”

Il consiste à améliorer le tracer “Gazoduc Asie Centrale 4″ existant qui relie Turkmènbasy à Saratov en Russie. En passant de moins de 2 milliards à 10 milliards de m3 par an.

   

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Les enjeux :

Tout les nouvelles constructions ou projets de pipelines ont pour but d’accroître la capacité du transport en direction de l’Europe et de la Chine.

 

Le Turkménistan a signé deux contrats importants avec la compagnie russe “ Gazprom ”  . Le premier indique qu’on leur livrera du gaz pendant 20 ans et le second qu’il devient gérant régional pour les projets s énergétiques du Turkménistan.

 

La Chine a un rapport très amical avec le Turkménistan. Ils entretiennent ces bonnes relation depuis l’époque de la route de la soie, dans les domaines de la politique, de l’économie et du commerce ainsi que sociaux et culturels.

Le Turkménistan est le 7ème partenaire commercial pour la chine.

 

 

Les enjeux majeurs au plan géopolitique pour l’indépendance énergétique de l’Europe dépendent des projets ci-dessus qui sont à la fois rivaux et complémentaires, mais indispensables à son approvisionnement. Le Turkménistan ainsi que les pays du centre asiatique sont au centre d’une lutte d’influence entre la Russie, la chine, les Etats-Unis et l’Union Européenne.

 

petrole-mercaspienne

 

 

L’écologie

 

 

Le Turkménistan n’est pas un pays model en ce qui concerne l’écologie.

 

L’eau

Les trois quarts du territoire turkmène sont recouverts par le désert du Karakoum. Pauvre en eau, déjà sous l’ère soviétique, le Turkménistan a fait construire un canal d’irrigation pour arroser ses cultures et apporter de l’eau aux Turkmènes.

Ce canal d’irrigation du Karakoum est le plus long au monde avec 1′100 km. Malheureusement il détourne le 20% du fleuve Amou Daria, ce qui accentue l’assèchement de la Mer d’Aral.

Idées d’améliorations :

  • couvrir les canaux d’irrigation pour diminuer l’évaporation de l’eau
  • géré informatiquement les débit d’irrigation
  • mettre des cultures moins consommatrices d’eau
  • essayer de mettre en place un système de goutte à goutte

 

Les déchets

Le Turkménistan, n’a pas résolut sont problème du traitement des déchets, suite à l’explosion de sa production à la fin de l’ère soviétique.

Idées d’améliorations :

  • création de centre de tri
  • recyclage

                      

La pollution

Les fuites du au manque d’entretien des installations, (l’érosion et la rouille) crée des pollutions du sol voir l’empoisonnement de certains animaux.

Ce manque est du aux fait que le gouvernement a d’autres préoccupations que l’écologie.

Idées d’améliorations :

  • Poser une pression politique pour que les contrôles se fassent correctement.
  • Remplacement de l’infrastructure défaillante.

 

Politique et militaires

 

Politique

Le Turkménistan est un pays isolé diplomatiquement. Il est en manque d’investisseurs.

 

Il s’est attiré les foudres des américains en refusant d’adhérer à l’opération antiterroriste en Afghanistan.

 

Organisation

Le Turkménistan fait partie du CEI et est membre du Conseil de coopération nord-atlantique depuis 1992. Dés lors il coopère avec l’Otan. Leurs relations se sont intensifiées en 1994 avec l’adhésion du Turkménistan au programme de partenariat pour la paix. Aujourd’hui se partenariat encadre un éventail d’activité où les objectifs de l’OTAN et du Turkménistan convergent.

 

 

Militairement

Le Turkménistan a depuis peut repris des contacts avec la Russie qui lui fournit 6 systèmes Smertch d’une portée de 90 km. Le montant total du contrat atteint près de 70 millions de dollars.

 

Le Turkménistan étant neutre a refusé l’installation de bases ou de dépôt d’armes sur son territoire.

  

 

 

 

 

Transport

 

 
Il faut savoir que pour voyager ou séjourné au Turkménistan, il faut être en possession d'un visa avant l'arrivée sur le territoire turkmène. On peut se le procurer soit a Téhéran ou à Mashad. Et il faut posséder :
  • Une lettre de recommandation de son ambassade (La lettre doit préciser le trajet et la destination finale).
  • Une photocopie du passeport et du visa Ouzbek ainsi que deux photos d’identités.
  • Faire dactylographier la demande.
  • Remettre la demande auprès de la représentation.
  • Attendre 7-10 jours

 

Le train

Il est le moyen de transport le plus employé. La 1ère ligne fut construite par Alexandre II de 1879 à 1887, pour la colonisation et le maintient des colonies. Cette ligne du Transcaspien qui va de Turkmènbashy à Mary, puis sort du pays en direction de l’Ouzbékistan. D’autre part, une 2ème voie est ouverte à la fin des années 90, sur l’Iran pour avoir un accès direct à une mer libre.

Mais a l’heure actuelle les transports publiques ne traversent pas les frontières.

 

La route

Les routes sont notamment développées grâce aux voies rapides et au prolongement de la route européenne E60, mais leur état n’est pas très bon. La vitesse est limitée à 50 km/h en ville et on est obligé d’avoir un permis international pour conduire.

 

Les compagnies de bus s’arrêtent à la frontière, mais il est facile de ce procurer un taxi de chaque côtés.

 

L’avion et le bateau

L’avion est un moyen de transport très peu utilisé. Le bateau n’est quasiment pas utilisé.

 

  

Conclusions

  

Le Turkménistan est un pays riche en matières premières, qui se trouve au centre d’enjeux très importantes pour l’approvisionnement en hydrocarbure de l’Europe. Le Turkménistan est pris au cœur d’une lutte d’influence entre la Russie, la Chine, les Etats-Unis et l’Union Européenne.

 

Le Turkménistan est dépendant des pipelines de Gazprom, pour distribuer son gaz et son pétrole. Il aimerait se libérer de cette emprise russe, en construisant d’autres pipelines comme le NABUCO ou le Transcaspien. Mais la Russie n’est pas prête à lâcher son monopole et essaye de le renforcer avec un contrat d’armement.

Quant aux autres pays, ils aimeraient aussi toucher une part du butin qu’est le Turkménistan.

 

Le Turkménistan est un pays émergent, car il n’a pas encore régler tous ses problèmes (pauvreté, le traitement des déchets). Le gouvernement est plus concentré sur l’économie du pays que sur l’écologie.

 

 turkmenistan

 

 

 

 

Sources

 

 
Site Internet

Enerzine.com;

http://www.enerzine.com/

 

Fédération Euro-Américaine pour la justice & la démocratie; http://www.eafjd.eu/spip.php?lang=fr

 

Nouvelles à travers la Chine et le monde; http://www.french.xinhuanet.com/french/index.htm

 

Fondation Prométhéums; http://www.promethee.fr/main.php

 

Council of Europe; http://assembly.coe.int/

 

 

La revue géopolitique; http://www.diploweb.com/

 

Turkmenistan.it; http://www.turkmenistan.it/

 

La documentation Française; http://www.ladocumentationfrancaise.fr/index.shtml

 

Novosti; http://fr.rian.ru/

 

Organisation du Traité Atlantique Nord; http://www.nato.int/cps/fr/SID-F6B64274-80D75E41/natolive/index.htm

 

 

Image

Page 3    Maps of world.com;

               http://fr.mapsofworld.com/turkmenistan/turkmenistan-political-map.html

                     http://www.mapsofworld.com/turkmenistan/maps/turkmenistan-map.jpg

 

Page 4    La revue géopolitique; http://www.diploweb.com/

                     http://www.diploweb.com/cartes/rousselotgazoducsturkmenistan.jpg

 

Page 5    Les maman du roi; http://www.lesmanantsduroi.com/index.html

               http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article32258.php

 

Page 10  IDDA; http://www.idda.fr/idda21/references.htm

               http://www.idda.fr/idda21/turkmenistan.jpg